Portugal

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7 août 2012
Par Elizabeth Landry

Oh! Porto au Canastra Azul

Il y a quelques semaines, je me promenais avec un collègue à travers les ruelles de la ville de Porto lorsque nous tombons par hasard devant la façade d’un restaurant qui n’avait l’air de rien. Curieusement, je fus poussée à y entrer. Au bar, un homme s’affairait à préparer quelque chose. Je lui demandai si nous pouvions, mon ami et moi, s’installer pour manger. Il me répondit que c’était complet mais pourtant aucune table n’était occupée. J’insistai légèrement mais sans succès.

Nous décidâmes d’aller prendre l’apéro tout près. Un peu plus tard, je me dis qu’il avait peut-être changé d’idée, alors je retournai encore toute seule (en espérant lui faire des beaux yeux et réussir à le convaincre de me laisser une table…)

Cette fois-ci, le resto était rempli, bondé. Pas de place et surtout pas de chance de convaincre le proprio. Il me fit un beau sourire et me dit que ce n’était que sur réservation seulement. Pas de chance alors. Je devrais attendre. J’attendis mais pas si longtemps…

Cette semaine, je me suis reprise. Avant mon départ du Canada, grâce à Skype, j’ai fait un court appel au Portugal et je réservai pour trois personnes.

Une fois dans l’avion, tout l’équipage voulait nous accompagner à ce mystérieux resto dont je n’avais d’ailleurs aucune idée du menu, du prix, de rien! Mon seul argument: on dirait qu’on est chez un Portugais et qu’on y sert de la vraie bouffe portugaise.

                       

Et bien, je n’avais pas tout à fait tort. Une fois toutes assises (car oui nous n’étions que des femmes à cette table), le serveur Sandro et d’ailleurs l’un des proprios, vint nous voir.

«Connaissez-vous notre restaurant?»

«NON!» fit l’unanimité à la table.

«Et bien, ici c’est comme à la maison. Pas de menu. Aimez-vous le poisson?»

Et bien, pas le choix car ici, c’est le poisson le maître du menu. On l’apprête différemment chaque soir mais le poisson est toujours présent. Morue ou autre, on aime ça. Une soupe est servie. Pas au poisson celle là. Une grosse soupe maison. Elle goûte la famille, la chaleur, les amis. Petite entrée de morue et de pois chiches. Des variétés de canapés aux poissons comme plat principal. Comme dessert, deux bons gâteaux maison, chocolat et carottes. On partage.

En ramassant nos assiettes, notre hôte nous demande si nous avons toujours faim.

«J’ai une tarte si vous désirez. Ou d’autres canapés

En effet, comme à la maison quand on a encore faim, on en redemande.

C’est en observant les amis de Sandro qui dansent dans la cuisine que nous réalisons que nous avons une chance inouïe d’être assis dans ce resto familial portuguais.

                       

Pour terminer, lorsque la facture arrivera une surprise vous attendra. Je vous laisse la découvrir par vous-même… Une seule suggestion: usez de bonté tel ils l’auront fait  pour vous.

Bon Appétit!

Restaurant Canastra Azul / Casa de Pasto / Rua das Taipas 17 / Porto, Portugal / Réservation conseillée — canastraazul@gmail.com / Sandro: +351 93 103 77 30

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1 juin 2010
Par Elizabeth Landry

Camp de surf à la portugaise

Pour mon deuxième article, j’ai décidé de vous transporter dans un petit paradis portugais. Cet article n’est pas destiné à vous faire rire mais à vous faire rêver. J’ai découvert ce lieu, il y a déjà deux ans et je le classe parmi l’un des rares endroits où l’on se sent comme à la maison. Cet endroit est le tout-inclus parfait pour moi. Là-bas, on mange, on dort, on boit, on rit et par-dessus tout, on surfe. Le tout à volonté, comme dans le sud! Découvrez la SURF SCHOOL COMPANY à Vale Figuieras.

La détente par le sport

Le Portugal, c’est le vinho verde, le fado, le porto et la vierge à Fatima. C’est également l’Algarve avec sa côte sablonneuse et ses falaises abruptes. Là, perché sur une montagne, se cache un vrai petit bijou sportif, la Surf School Company, un lieu électrisant, musclant corps et esprit.

Être en vacances, c’est se ressourcer, se reposer, se divertir, bouger, rire et plus encore. Chacun recherche son tout-inclus idéal lui permettant de s’éclater à sa façon sans se casser la tête. Moi, pour m’exiler, je n’avais qu’une requête : surfer au Portugal. Pour le reste, l’indécision. Les auberges de jeunesse étaient une option. L’hôtel aussi. Le camping, une autre. Mon choix s’est finalement arrêté sur un vrai bijou portugais : la Surf School Company à Vale Figueiras, en Algarve. Un camp de surf en pleine campagne, à environ trois heures de Lisbonne, où des mets portugais sont servis, où l’on côtoie des gens du pays et où l’on surfe à volonté les meilleures vagues du jour. Rien de moins. Tout de plus.

C’est en 2003, après plusieurs années vécues en Australie, que Rui, alias  « Russo », décida de créer sa propre école de surf tout près de son village natal de Portimão afin de transmettre sa passion aux plus téméraires. Pour lui, le concept était simple : offrir à ses invités l’occasion de perfectionner leurs techniques sportives tout en jouissant d’une atmosphère chaleureuse où la fête, la détente et le sport ne font qu’un. Ainsi, entouré de ses meilleurs amis, « Russo » bâtit au fil du temps un camp de renommée nationale. Pour tout dire, si bâtir une simple école de surf était le but initial, Rui construisit beaucoup plus. Il créa une famille, un mode de vie, voire une religion à laquelle j’ai adhéré rapidement sans me poser de question.

Je profite donc de ce petit coin de paradis où à chaque matin, vers les neuf heures, le petit-déjeuner est servi. Un peu tard pour certains, mais après une nuit torride où l’alcool coule à flot, le « timing » est excellent. Je suis tout de même ici pour me reposer un peu. Le réveil se fait tranquillement en dégustant un jus d’orange fraîchement pressé, un café au lait et quelques pâtisseries faites maison, dont la fameuse Pastéis de Nata, ce flan portugais entouré d’une pâte feuilletée croustillante. Un vrai délice ! On parle des vagues du jour et on jase des vagues d’hier. Plus important, on se prépare mentalement à améliorer sa technique et à pouvoir enfin surfer une vague un peu plus d’une seconde. Tous pensent en silence : « Aujourd’hui, c’est ma journée ! ». Si la chance me sourit, Dame Nature me favorisera ; sinon, c’est Poséidon qui déchaînera la mer contre moi.

Une fois rassasiée, c’est le temps d’aller mettre en pratique mes talents de « surfista ». Rui, l’instructeur, s’installe au volant. Luiz, le motivateur, nous fait signe de monter à bord du 4X4 jaune. Une fois tous installés, l’on part à la chasse aux meilleurs vagues. On va tout d’abord à la plage de Vale Figueiras à deux minutes du camp. Hélas, la mer est agitée et les vagues sont beaucoup trop grosses pour le niveau de chacun. L’on ira voir plusieurs plages pour enfin trouver l’endroit parfait. Et c’est le même rituel à chaque jour ; l’on observe une série complète de vagues afin de voir leur rythme et leur hauteur moyenne. Si ce n’est pas satisfaisant, on ira voir à un autre emplacement. Il y a des jours où ce sera la belle plage d’Arrifana qui gagnera. D’autres jours, ce sera celle d’Amado qui nous accueillera, bordée de ses caravanes de surfers et de sa terrasse branchée faisant face à l’océan. Après une journée exténuante à la plage, on viendra y déguster un bon Capiriñhia, ce cocktail brésilien très populaire fait de Cachaça (liqueur de canne à sucre), de lime et de sucre blanc. Un peu fort, mais délectable.

C’est après avoir enfin choisi la plage parfaite pour notre séance de surf que l’on s’y installe confortablement pour le reste de la journée. Évidemment, rien ne manque : parasols, serviettes, bouteilles d’eau, planches de surf et glacières délimitent notre territoire. Je m’échauffe, je cours, je frissonne. C’est la mise à l’eau. Certains y passent des heures, d’autres sortent exténués, prêts pour faire une sieste à l’ombre. Les plus acharnés attendent impatiemment la vague parfaite, accompagnés de Jorge, le surfeur-né. Là-bas, au loin, ils apprendront à comprendre davantage la mer pour ainsi choisir LA vague qui les rendra meilleurs. Chacun y trouvera son petit bonheur, car si « école de surf » sonne cours intensifs, ici c’est avant tout un endroit pour se détendre. Les journées se répartissent ainsi comme suit : dormir, manger, nager, manger, dormir, nager, manger et dormir. Que puis-je demander de plus ?

Aussi bien le dire maintenant, après deux heures dans l’eau, je suis déjà exténuée. Pour refaire le plein d’énergie, Pedro, notre cuisinier, nous prépare chaque soir un délicieux repas afin de nous récompenser de notre journée et de nous redonner des forces. Un vrai festin m’attend : une soupe chaude, des palourdes, des crevettes, des pâtes ou bien une bonne pizza cuite au four à bois et, pour finir, un bon dessert fait par Maria, la femme du cuisinier. Le tout est arrosé d’une sangria au vin blanc ou bien d’un bon vin local. Comme à la maison, tous s’assoient à la même table et l’on parle de tout et de rien. Une fois la panse bien remplie, il faut aller dormir, car demain sera une journée tout aussi exténuante, mais je suis prête à foncer et à relever le défi.

Étonnamment, après mon séjour à la Surf School Company, physiquement drainée de mon entraînement intensif en mer, je ne me suis jamais sentie aussi remplie d’énergie de toute ma vie. Non seulement mon corps a pris du tonus, mais des liens ont été tissés. J’ai quitté le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, triste de devoir laisser ces gens qui m’auront aidé à repousser mes limites. Revenue au Canada, j’attends impatiemment l’arrivée de l’été pour y retourner. La prochaine fois, je surferai peut-être une vague de bout en large et deviendrai la star du moment. Dans le pire des cas, je profiterai de cette joie de vivre contagieuse qui existe dans ce coin de pays appelé Vale Figuieras.

Informations (À noter le site est maintenant géré par Nomad Surfers. Voici le lien.)

SURF SCHOOL COMPANY

QUAND Préférablement de juin à octobre lorsqu’il fait plus chaud, mais également possible à l’année longue

COMBIEN Haute saison (juin à octobre) : 520 euros par personne, basse saison (novembre à mai) : 440 euros par personne

COMPREND six nuits et trois repas par jour, transport à la plage, équipements et cours inclus, transfert de la ville de Lagos au camp

sur la côte ouest atlantique, à environ 3h de Lisbonne et 1h30 de Faro

À VISITER le village de Sagres, de Lagos et le cap de San Vicente

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