Destination voyage

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20 octobre 2015
Par Elizabeth Landry

Halloween à Salem

« Quel est votre signe astrologique? », me demande une dame.

« Votre date de naissance? », me demande une autre.

Un homme me fait brasser des cartes de tarot sans trop savoir comment les interpréter.

Et, il y en celui qui, pour sa part, me touche la main, ferme les yeux et lit mon avenir en un clin d’oeil. Il sait curieusement des choses que je ne lui ai pas dites. Il semble parler aux esprits. À vrai dire, je dirais qu’il parle vraiment aux esprits…

Il s’appelle Jeffrey Justice et il est médium. Il vous parle de votre vie passée ou de votre futur sans rien connaître à votre sujet. Il a un don. Un don qui lui a été transmis de génération en génération. Depuis son tout jeune âge, il perçoit des choses que les autres ne perçoivent pas. Il vous le prouvera si vous le rencontrez. Pour ma part, il prononça le nom de ma grand-mère paternelle en français, alors qu’il ne parle que l’anglais. Il sut me dire que j’avais deux emplois… l’un stable (hôtesse de l’air) et l’autre plus créatif. Il me spécifia même que j’écrivais des articles et voulait écrire un livre!

Des charlatans, il y en a, vous en conviendrez. Que vous croyiez ou non à ces histoires de fantômes, vous devez admettre que c’est tout de même intrigant. Ça l’est tellement que ma mère, ma soeur et moi voyageons chaque année, depuis maintenant cinq ans, jusqu’à Salem, tout près de Boston, pour connaître notre avenir et fêter l’Halloween bien entendu!

LA VILLE DES SORCIÈRES

« Où allez-vous? », nous demande le douanier américain.

« À Salem, au Massachusetts! »

« Êtes-vous des sorcières? »

Si cette question m’avait été posée en 1692, je n’aurais sûrement rien répondu. Je me serais sauvée en courant par peur d’être accusée de sorcellerie. Et si l’on m’avait attrapée, j’aurais été torturée et exécutée sur le champ accompagné des dix-neuf autres hommes et femmes qui ont été pendus cet hiver-là.

Aujourd’hui, la ville de Salem raconte son histoire. Des musées et des tours sont offerts à longueur d’année pour les touristes voulant en connaître davantage sur ces événements troublants. Mais c’est surtout pendant le mois d’octobre, durant le Haunting Happening, que la ville profite de son passé morbide pour créer l’une des plus belles fêtes de l’Halloween.

Il suffit de parcourir Essex Street, pour voir tous ces gens costumés marcher à travers la foule. Vous croiserez peut-être Frankeinstein ou une jeune mariée ensanglantée parler à ses amies déguisées. Inévitablement, vous allez sursauter à la vue de certains déguisements. Plusieurs personnes iront même à votre rencontre dans le but de vous effrayer. C’est curieux de voir comment les gens réagissent à la peur. Ma mère a tout simplement cessé de parler et s’est cachée dernière ma soeur et moi, les yeux baissés, rivés au sol. De qui avait-elle bien peur? Marilyn Manson! J’avoue que l’homme derrière le personnage était bien étrange et peut-être même damné!

Les déguisements sont impressionnants et les boutiques aussi d’ailleurs. Je pense à cette boutique Pamplemousse qui offre toutes sortes d’articles de cuisine de style « Halloween ». Vous pouvez même acheter des bouteilles de vin appelées Vampire, Full Moon ou Immortal Zin (pour zinfandel). Un souvenir à boire assurément:)

Mais nous, qu’allions-nous faire à Salem au juste? Ah oui! Faire lire notre avenir!

Nous pourrions, bien sûr, visiter la ville en trolley, mais nous l’avons déjà fait.

Nous pourrions aussi faire la tournée des Maisons Hantées mais nous avons trop peur. En fait, il y a trois ans, la première maison hantée que nous avons visitée s’est avérée être la dernière par la même occasion. 🙂 Trop effrayante pour nous! (3D Haunted House – 131 Essex St ou The Haunted Witch Village – Derby st)

C’est donc au Annual Psychic Fair and WitchCraft Expo que nous nous dirigerons. Chaque mois d’octobre, depuis maintenant 15 ans, cette foire rassemble une dizaine de voyants dans le cadre du Festival des Morts. Vous pouvez choisir celui qui lira votre avenir en regardant leurs photos accrochées au mur. Chacun sa spécialité: communication avec les esprits, lecture des lignes de la main, tarot, clairvoyance ou autres.  Choisissez judicieusement. Je vous conseille d’en choisir un qui porte à sa fiche les mots Spirit Mediumship ou Clairvoyant visions. Ils ont souvent un vrai don et n’auront peut-être aucunement besoin des cartes durant la consultation. Leur seule intuition fera le travail.

Plusieurs sont septiques lorsqu’on parle de clairvoyance. De mon côté, j’aime y croire. Si vous devez tenter l’expérience, Salem est l’endroit de prédilection. Et puis, si vous changez d’idée une fois sur place, bien d’autres activités sauront vous distraire!


Salem – Ville des Sorcières

Où – Environ 5h30 de Montréal dans l’État du Massachusetts aux États-Unis – voir carte

Quand – Le Haunting Happening et le Festival des morts se déroulent du 1 au 31 octobre

Dormir – Planifiez à l’avance votre voyage si vous voulez dormir dans la ville de Salem car les hôtels se remplissent un an à l’avance (Salem Waterfront Hotel & Hawthorne Hotel). Vous pouvez dormir au Marriott à Peabody qui se trouve à 10 minutes de Salem

Manger– Ouf! Encore là, les restaurants américains sont très peu satisfaisants. Je vous donne tout de même quelques adresses mais ne vous attendez pas à de la grande gastronomie.

Gulu-Gulu Café – Café de style européen qui offre des sandwichs et des salades | 247 Essex St | 978-740-8882 | Dimanche, Lundi & Mardi: 8AM – 11PM | Mercredi au Samedi: 8AM – 1AM

A Mano Italien Kitchen – Anciennement 62 on the wharf. Restaurant italien. Beau décor. Pâtes faites maison | 62 wharf street | (978) 744-0062 |  | Mardi au Samedi: 5PM à 10PM | Dimanche: 5PM à 9PM | Fermé lundi

Flying Saucer Pizza Company. Pizzeria à côté du Gulu Café. Recommandé pour le lunch. Très bonne pizza. Wifi gratuit  |

 

Sites Internet

www.hauntedhappenings.org, www.festivalofthedead.com, www.salemwitchmuseum.com, www.salem.org


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21 mai 2015
Par Elizabeth Landry

La Colombie en sac à dos

Je suis un peu retardataire ces temps-ci, côté article. Avec les derniers évènements des derniers jours, j’ai éprouvé une pensée pour ce pays. Un pays que j’ai adoré, que j’avais redouté par peur de me faire attaquer ou kidnapper…Nos peurs voyagent souvent plus loin que nos rêves et font des dommages, souvent irréversibles. Heureusement que je ne les ai pas laissé gagnées. Oh! Que j’aurais manqué quelque chose. Et oui j’avais tort. La Colombie est mon nouveau coup de coeur. Visite en sac à dos.

J’avais oublié ce que signifiait les voyages en sac à dos. Je ne parle de transporter sur ses épaules son backpack entre deux hôtels chics. Je parle de la vraie aventure. Fini les hôtels quatre étoiles que j’ai l’habitude de fréquenter lors de mes escales en tant qu’hôtesse. Adieu aussi les deux étoiles. Ne considère pas plus le 1 étoile.

 «Ayoye! C’est une blague ou quoi?», pensai-je en arrivant à Playa Blanca, situé à une heure de la ville de Carthagène. – «Quoi? C’est parfait ici», me dit Gen, collègue et amie. J’observe mes alentours. Le sable est blanc. L’océan est d’un bleu Bora Bora. Des cabañas aux toits de palmes bordent le front de mer. Mais il y a un hic. Il n’y a ni eau potable, ni électricité, ni douche ou toilette privée. Sacré Lonely Planet, il a omis d’inscrire Cabane rustique. Ne cherchez pas. C’est tout ce qu’il y a.

«Décide ça me dérange pas», répète Gen, la bohème, celle avec qui, il fait bon de voyager pour prendre la vie avec un grain de sel. Nous visitons cinq cabanes. Correction: J’EN visite cinq, la détresse dans les yeux en voyant l’état pitoyable de la toilette cachée derrière quelques planches de bois. J’avais perdu mon sens de l’aventure. J’ai essayé de me raisonner. «Voyons, ce n’est pas si pire que cela. Tu as fait bien pire! », me dis-je. Comme dormir au sol chez un inconnu pour épargner une nuit d’hôtel? Je tenais un couteau dans ma main par peur de me faire attaquer. Et j’en passe!

Ça doit être les trente ans qui m’ont sonnés. J’ai vu ça du bon côté, au moins, nous avions un lit privé. J’abaisse finalement mes standards de propreté. Résultat: la douche se prendra dans la mer. Les dents seront brossées avec l’eau contenue dans ma bouteille d’eau et le sommeil se fera au son des vagues déferlantes à proximité. Magique!

Le jour suivant, nous embarquons dans un bus pendant cinq heures vers Santa Marta. Le confort dans toute sa splendeur…Ironique mais nous avions les meilleurs sièges du bus. Quelle chance! Je commence tranquillement à reprendre mes esprits quand nous entrons dans le hostel pour passer la nuit.

«Il ne reste plus de chambre privée. Je n’ai que deux lits en dortoir mais dans des chambres différentes», nous annonce la réceptionniste du Brisa Loca. Je fulmine mais j’accepte. «Que je peux être princesse!», me sermonnai-je en déposant mon sac dans une chambre propre où un couple d’argentins m’accueillent gentiment et commence à me faire la conversation. Des gens sympathiques que j’ai rapidement le goût de faire connaissance. Finalement, mes souvenirs de dortoir refont surface. Une belle façon de rencontrer d’autres voyageurs. J’adore!

Au lendemain, c’est le Costeño Surf Camp qui nous attend. Vous avez vu le film THE BEACH? Sans Leonardo Dicaprio c’est un peu ce que nous avons vécu Gen et moi pendant 3 jours. Cabane plus que rustique à même le sable. Concept très relaxant côté bouffe. On sonne la cloche lorsque le repas est prêt. Une commune quoi! Sauf qu’on s’amuse le temps que le repas se prépare. Et la nuit venue, les chandelles s’allument, le feu aussi et on chante, on joue aux cartes, on revient aux sources. Intéressé? Vous devriez 🙂

Viva Colombia!

Adresses à retenir

Brisa Loca, Réservez c’est un hostel en demande. Un bar à l’intérieur. Café inclus le matin. Déjeuner disponible avant de partir en escapade. Un bijou. Réservation de préférence.

Costeño Surf Camp. À environ une 1h30 de Santa Marta. aux bordures du Parc National de Tayrona. Prendre un taxi pour vous y rendre. Pas cher et plus rapide que le bus. Chambre privé disponible. Hamacs ou cabañas. Réservation nécessaire.

Parc National Naturel de Tayrona. Un passage obligé si vous êtes dans le coin. Pas certain que je ferais la marche avec mon sac à dos pendant 3 heures pour me trouver un endroit où dormir. Je conseille encore le Costeño Surf Camp pour la nuit avec une excursion de jour dans le parc.

Les moins. 

Playa Blanca. située sur l’île de Baru, c’est un endroit où il n’y a que des cabañas très rustiques pour dormir. Vous y verrez beaucoup de backpackers mais soyez conscient que des rats peuplent le secteur. Vous ne les verrez peut-être pas mais ne laissez pas de nourriture près de votre lit. Je ne conseille pas cet endroit plus qu’une nuit ou deux. Douche dans la mer plus agréable qu’en arrière pays, avec de l’eau de je ne sais où… pas besoin de réservation pour les hôtels. Massage disponible pour pas cher à la plage. Un peu style arnaque mais bon d’essayer.

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8 février 2015
Par Elizabeth Landry

Mes coups de coeur à Grenade

La première fois que j’ai visité l’Espagne, c’était il y a 15 ans.  J’étais venue apprendre l’espagnol pendant un mois dans la ville d’Alicante. Lors de mon séjour, l’école de langue avait organisé un voyage à Granada. Nous avions visité l’Alhambra et regardé du flamenco. Pour le reste, le néant. Mes souvenirs se sont envolés avec les années. Il y a trois jours, je suis revenue. Ma mémoire avait vraiment divagué. Étais-je vraiment venue ici? Comment avais-je oublié la beauté de cette ville, ses tapas, son odeur? Je tente de me faire pardonner quinze années plus tard.

Mes coups de coeur

1. Les tapas

La ville de Grenade est encore l’une des seules villes d’Espagne à offrir des tapas gratuits lorsque l’on consomme de l’alcool. On peut donc manger gratuitement, pourvu qu’on accepte ce qui nous est proposé. Comme le dit si bien le dicton du bar à tapas Los Diamantes: ” La tapa, es un regalo de la casa, por lo tanto ni se cambia, ni se elige... ” (Le tapa est un cadeau de la maison, ainsi on ne le choisit pas ni on demande de le changer). Un must: faire la tournée des bars à tapas qui peuplent la ville. J’ai bien aimé la Calle Navas.

Los Diamantes, Plaza Nueva 13 et calle navas 28.

La Botilleria, Calle Varela 10.

2. Le mirador de San Nicolas / Albaicin / Sacromonte

Pour avoir une vue imprenable sur l’Alhambra, rendez-vous Mirador de San Nicolas. Je suggère d’attendre la fin de la journée pour que les couleurs soient splendides et pour témoigner du coucher du soleil. Prenez une bière sur l’une des terrasses aux alentours.

En chemin, une promenade dans le quartier gipsy de Sacromonte s’impose. Les maisons sont à même la roche. Faire attention aux chemins douteux dans la montage qui offre une belle opportunité aux pickpockets.

3. Flamenco

J’aurais bien apprécié jouer à la vraie touriste et me laisser charmer par l’un des spectacles de flamenco donné dans l’une des caves du quartier Sacromonte, mais je déteste les attrapes-touristes (même si j’en suis une). On m’avait dit que ces représentations avaient perdu leur authenticité. J’ai donc privilégié La Peña de la Plateria, un club privé qui ouvre ses portes les jeudis pour les non-membres. La robe de la danseuse vedette n’était pas aussi flamboyante que j’aurais aimé mais la salle était remplie d’Espagnols, preuve que j’étais au bon endroit.

J’ai adoré! Seul Bémol: ne mangez pas au restaurant principal, qui offre à mon avis une nourriture médiocre pour le prix. Le show commence à 22h30. Vous pouvez arriver pour boire un verre avant d’entrer dans la salle de spectacle qui ne sert pas d’alcool. Il est possible d’apporter votre verre à votre table. 10 euros l’entrée. Réservation obligée.

La Peña de la Plateria, Placeta de Toqueros 7. Albaicin.

4. Alhambra

On ne peut passer à côté de l’Alhambra si l’on est à Grenade. D’ailleurs, c’est probablement la raison principale de votre visite. Il faut réserver à l’avance son billet sinon vous ne pourrez entrer dans le Palacio de Nazaries, qui est tout simplement extraordinaire à contempler. Ne pas visiter le Palacio serait comme ne pas aller voir la tour Eiffel à Paris, alors assurez-vous de ne pas le manquer.  Pour faire les réservations par ici.

5. Churros

Les churros sont pour moi, un cadeau du ciel. Quelle chance car l’on en sert partout à Grenade! J’ai visité plusieurs endroits pour les tester. J’avoue que la recommandation du Lonely Planet avait vu juste. Ceux du Gran Café Bib-Rambla valent le détour car le chocolat est onctueux, ce qui fait la différence. Les churros se vendent séparément du chocolat alors on demande Churros con Chocolate, por favor 🙂

Gran Café Bib-Rambla, Plaza Bib-Rambla 3

La Bicicleta, Calle Pescaderia 4. Un joli café tout mignon situé près de la Cathédrale.

Bon à savoir

Pour les équipages qui iront à Malaga. Grenade est située à 1h30 de bus avec Alsa. Pour réservation ici. 

Il y a plus qu’une adresse à Grenada pour les Bains Arabes. Le Lonely Planet propose le Hammam Al-Andalus mais il y a aussi le Baños de Elvira, plus petit et moins cher ainsi que le Aljibe San Miguel. Il faut réserver de préférence et suivre les heures d’entrées proposées.

Buen viaje!

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26 janvier 2015
Par Elizabeth Landry

La joie retrouvée au SayulitaCruz SurfCamp

Les agents de bord ont plusieurs talents. Quand l’un écrit, l’autre s’abandonne à sa passion et fonde son propre surfcamp dans la petite ville balnéaire de Sayulita, située à une heure de route de Puerto Vallarta, sur la côte ouest-mexicaine.

J’avais été invitée, il y a un mois, à me joindre à cette première édition du SayulitaCruz Surfcamp. «Je ne peux pas. J’ai un livre à écrire… », m’étais-je désolée.

Mon amie et collègue Isa est revenue à la charge 24 h avant le départ. « On va être 20 ! Tu devrais venir. Ça va être génial ! »

J’ai consulté mon manuscrit. Jusqu’à présent, mes chapitres me satisfaisaient. J’ai vérifié les disponibilités à bord. Plus de quinze sièges. J’avais le champ libre ! Un stand-by en poche, ma planche de surf d’une main, mon backpack sur le dos, j’ai sauté dans l’avion. Ouf, c’est ce qu’on appelait un voyage de « dernière minute ».

En vol, des insécurités ont jailli dans mon esprit. J’imagine qu’être restée trop longtemps devant mon ordinateur à écrire mon roman m’avait rendue sédentaire et confortable dans ma routine. « Où vais-je dormir ? Est-ce que ça sera confortable ? Qui va être là ? »

Déjà que voyager avec une seule personne de possibles malentendus peuvent survenir, j’imaginais le pire avec vingt joyeux lurons…Ce que j’ignorais à ce moment-là, c’est que le pilier qui nous unissait tous, s’appelait David Lacroix, un gars « chill » comme il ne s’en fait pas assez, et qui, par sa bonté, son sourire, son aura, rend les gens autour de lui aussi « chill » que lui.

Bienvenue dans le monde d’un surfeur/agent de bord/entrepreneur/amoureux de la vie à Sayulita.

L’expérience David

J’avais entendu parler de David et ce, même si nous ne sommes pas basés dans la même ville. Je savais qu’il surfait. Ou plutôt, qu’il ADORAIT surfer. Tellement, qu’il désirait partager sa passion avec les non initiés à ce sport. Cette idée lui trottait dans la tête depuis un bout. Elle continuait à mijoter et il savait qu’il devait concrétiser son rêve sinon il le regretterait. Comme un vide qui l’habiterait éternellement. Il a donc fait le grand saut, il y a une semaine.

« Wow, c’est ici qu’on va dormir ? », demandai-je une fois arrivée dans la villa qui nous accueille tous. Ma peur de dormir avec des coquerelles s’efface. Notre hôte nous a réservé une villa de luxe avec piscine commune. Le confort dans toute sa splendeur. Je me laisse séduire par les installations et surtout par mes futurs amis avec qui je suis déjà à l’aise.

D’ailleurs, heureusement que la complicité du groupe s’installe instantanément, car, bien que malgré moi, je passe la moitié du voyage entre la plage et la salle de bain…

Les bactéries mexicaines n’auront pas eu pitié de moi et elles ne me donnent aucun répit. Malgré cela, j’arrive à profiter de mon voyage, car les amis qui gravitent autour de David sont tous, sans exception, aussi remarquables que lui. Un jus au gingembre Eli ? Une tape dans le dos ? Non,merci, juste la toilette!

Quand l’énergie me revient un peu, la présence de mes nouveaux amis me donnent la force de me lever et d’aller quand même à la plage. L’expérience vaut trop la peine pour rester au lit.

Tout est pris en charge. Cours de surf. Cours de yoga. Massage privé à la villa si l’un le désire. Excursion en catamaran aux iles Marietas (que j’ai manqué 🙁 mais qui aura mis des étoiles dans les yeux de tous ceux qui ont fait l’expédition). Nous mangeons en groupe au restaurant, sans vouloir nous séparer.

Un vrai camp de vacances comme au secondaire ! J’ai peut-être perdu cinq livres, mais j’ai retrouvé une légèreté que j’avais délaissée, cachée derrière une tonne de mots d’un tome 3. Merci et longue vie à SayulitaCruz Surfcamp !

INFOS: Sayulita Cruz Surf Camp – Sayulita- Mexico / Sur Facebook. www.sayulitacruzsurfcamp.com

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