Destination voyage

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26 janvier 2015
Par Elizabeth Landry

La joie retrouvée au SayulitaCruz SurfCamp

Les agents de bord ont plusieurs talents. Quand l’un écrit, l’autre s’abandonne à sa passion et fonde son propre surfcamp dans la petite ville balnéaire de Sayulita, située à une heure de route de Puerto Vallarta, sur la côte ouest-mexicaine.

J’avais été invitée, il y a un mois, à me joindre à cette première édition du SayulitaCruz Surfcamp. «Je ne peux pas. J’ai un livre à écrire… », m’étais-je désolée.

Mon amie et collègue Isa est revenue à la charge 24 h avant le départ. « On va être 20 ! Tu devrais venir. Ça va être génial ! »

J’ai consulté mon manuscrit. Jusqu’à présent, mes chapitres me satisfaisaient. J’ai vérifié les disponibilités à bord. Plus de quinze sièges. J’avais le champ libre ! Un stand-by en poche, ma planche de surf d’une main, mon backpack sur le dos, j’ai sauté dans l’avion. Ouf, c’est ce qu’on appelait un voyage de « dernière minute ».

En vol, des insécurités ont jailli dans mon esprit. J’imagine qu’être restée trop longtemps devant mon ordinateur à écrire mon roman m’avait rendue sédentaire et confortable dans ma routine. « Où vais-je dormir ? Est-ce que ça sera confortable ? Qui va être là ? »

Déjà que voyager avec une seule personne de possibles malentendus peuvent survenir, j’imaginais le pire avec vingt joyeux lurons…Ce que j’ignorais à ce moment-là, c’est que le pilier qui nous unissait tous, s’appelait David Lacroix, un gars « chill » comme il ne s’en fait pas assez, et qui, par sa bonté, son sourire, son aura, rend les gens autour de lui aussi « chill » que lui.

Bienvenue dans le monde d’un surfeur/agent de bord/entrepreneur/amoureux de la vie à Sayulita.

L’expérience David

J’avais entendu parler de David et ce, même si nous ne sommes pas basés dans la même ville. Je savais qu’il surfait. Ou plutôt, qu’il ADORAIT surfer. Tellement, qu’il désirait partager sa passion avec les non initiés à ce sport. Cette idée lui trottait dans la tête depuis un bout. Elle continuait à mijoter et il savait qu’il devait concrétiser son rêve sinon il le regretterait. Comme un vide qui l’habiterait éternellement. Il a donc fait le grand saut, il y a une semaine.

« Wow, c’est ici qu’on va dormir ? », demandai-je une fois arrivée dans la villa qui nous accueille tous. Ma peur de dormir avec des coquerelles s’efface. Notre hôte nous a réservé une villa de luxe avec piscine commune. Le confort dans toute sa splendeur. Je me laisse séduire par les installations et surtout par mes futurs amis avec qui je suis déjà à l’aise.

D’ailleurs, heureusement que la complicité du groupe s’installe instantanément, car, bien que malgré moi, je passe la moitié du voyage entre la plage et la salle de bain…

Les bactéries mexicaines n’auront pas eu pitié de moi et elles ne me donnent aucun répit. Malgré cela, j’arrive à profiter de mon voyage, car les amis qui gravitent autour de David sont tous, sans exception, aussi remarquables que lui. Un jus au gingembre Eli ? Une tape dans le dos ? Non,merci, juste la toilette!

Quand l’énergie me revient un peu, la présence de mes nouveaux amis me donnent la force de me lever et d’aller quand même à la plage. L’expérience vaut trop la peine pour rester au lit.

Tout est pris en charge. Cours de surf. Cours de yoga. Massage privé à la villa si l’un le désire. Excursion en catamaran aux iles Marietas (que j’ai manqué :( mais qui aura mis des étoiles dans les yeux de tous ceux qui ont fait l’expédition). Nous mangeons en groupe au restaurant, sans vouloir nous séparer.

Un vrai camp de vacances comme au secondaire ! J’ai peut-être perdu cinq livres, mais j’ai retrouvé une légèreté que j’avais délaissée, cachée derrière une tonne de mots d’un tome 3. Merci et longue vie à SayulitaCruz Surfcamp !

INFOS: Sayulita Cruz Surf Camp – Sayulita- Mexico / Sur Facebook. www.sayulitacruzsurfcamp.com

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10 mai 2014
Par Elizabeth Landry

Mon voyage de surf à la Barbade, mes adresses à retenir

 Nous roulons sur une route asphaltée. Ou plutôt, nous roulons sur une route asphaltée du temps des pirates. J’exagère… une telle matière n’existait pas à l’époque de Barbe Noire. Peu importe car notre Jeep est à toute épreuve. À la croisée des chemins, je dois tourner à droite. Je réfléchis avant d’accomplir ma manœuvre.

« N’oublie pas, pensai-je, tu dois te diriger sur la voie de gauche, et non sur celle de droite».

J’enclenche le clignotant pour indiquer que je tourne. Ah merde, les essuie-glaces s’activent! En fin de journée, j’aurai sûrement compris que l’indicateur des clignotants se situe à l’inverse du côté choisi instinctivement. Ici en Barbade, on utilise le même code de la route que celui au Royaume-Uni car bien qu’indépendante depuis 1966, l’île fut pendant plus de trois siècles sous la domination britannique.

« Attention, on tourne! », annonçais-je à Gen, ma partenaire de voyage qui tente en vain de nous retrouver sur cette carte ne désignant que les points d’intérêts majeurs de l’île sans représenter les routes secondaires telle que celle-ci où nous roulons.

« Mais on va où exactement? », me demande ma belle amie, les cheveux dans le vent.

« On ne voulait pas aller voir le fameux spot de surf Soup Bowl’s à Bathsheba, dans l’est de l’île? »

C’est d’ailleurs dans ce village minuscule que nous désirions à priori établir nos quartiers pour surfer pendant neuf jours. Heureusement, nous avons opté pour un secteur moins isolé où les vagues auront été au rendez-vous du début à la fin.

Gen, surfeuse expérimentée et aventurière dans l’âme suggère d’aller aussi visiter la plage de Bottom Bay.

« C’est sur le chemin », ajoute-t-elle pour me convaincre.

« Euh ça serait cool sauf que tu sais par où passer ? »

Silence. Je me gare sur le bord de la route. Nous sommes perdues. Les yeux rivés sur la carte, nous tentons de nous retrouver. J’entends un crissement de pneus. Une voiture s’avance et un homme aux longues rastas nous interpelle.

« YO MAN! Vous êtes perdues? YO MAN! »

« Oui… » dis-je craintive.

« YO MAN! Vous allez où? »

« Bottom bay »

L’homme s’empresse de nous expliquer les directions. Ni moi, ni mon amie ne comprenons son anglais slang barbadien. Il comprend rapidement que c’est du charabia pour nous. D’un signe de la main à la cool, il nous suggère de le suivre.

« FOLLOW ME! I’LL SHOW YOU THE WAY! »

Et c’est ainsi que nous nous suivîmes cet homme inconnu jusqu’à notre destination finale. Arrivées à destination, il sortit le bras par la fenêtre en guise d’au revoir et poursuivit sa route dans la direction inverse. Il venait d’effectuer un détour que pour nous aider.

Cette situation se reproduisit à cinq reprises pendant la journée. Les Barbadiens: des gens aimables, aidants et souriants qui ont le coeur sur la main. Et pas seulement des hommes seront venus à notre rescousse, je tiens à le préciser…

Mes PLUS Barbadiens

 

1- Les habitants de l’île

2- La couleur de la mer

3- Surfer sans wetsuit

4- Les vagues à Freights Bay

5- Rhum Punch

6- Les hôtels Appartements, un must pour économiser.

 

Mon MOINS Barbadien

1- Les prix élevés des hôtels, location voiture, nourriture, bref tout.

INFOS PRATIQUES

La Barbade est l’île la plus à l’Est de la chaîne d’îles des Caraïbes et l’une qui offre le plus de consistance en matière de surf pendant l’année. De novembre à juin, les alizés soufflent en permanence sur les côtes Est et Sud créant de belles conditions pour pratiquer aussi le Kite-Surf et la planche à voile.

Les spots de débutant à intermédiaire se trouvent au sud de l’île et près de l’aéroport. Je conseille de séjourner à Surfers Point, Surfer’s Bay, Action Beach ou Freights Bay. En louant une voiture, on accède facilement à tous les spots rapidement. Sinon, on peut utiliser les ZR Vans mais beaucoup pourraient refuser de vous embarquer avec votre planche. (Grandeur maximale 7 pieds 2 sinon bonne chance! (2 $ BBD par personne (1 $ US = 2 BBD)).

À savoir: les ZR Vans (prononcé Zed R) sont des mini-vans blanches qui parcourent de courtes distances sur la côte sud. Le voyage est en soi une expérience car le conducteur roule à toute vitesse sur des routes qui laissent à désirer, le volume de la musique est au maximum et on y laisse entrer tout ceux qui se trouvent sur son chemin, et ce, même lorsqu’il ne reste plus d’espace disponible à bord…

Dormir et Cocktails

Surfer’s bay beach Bar & Moonraker Beach Hotel pour prendre un Rhum Punch en regardant la mer et le coucher du soleil. L’hôtel offre des chambres avec cuisinette. La nourriture est excellente et offerte à bon prix. Musique LIVE en soirée.

Zed’s surf Hotel Apartments est situé à Surfer’s Point, une baie agitée mais accès à la plage à 50 mètres. Petit-déjeuner inclus, lunch et souper disponible certains jours de la semaine. Même chose pour Ocean Spay Apartment situé tout près. Balcons vus sur la mer. Petit-Déjeuner inclus et classes de yoga disponibles.

Pour prendre l’un des meilleurs sandwichs au poisson le CUZ’S FISH Shack à Pebble’s Beach. C’est vrai qu’il était bon et la file d’attente de 45 minutes en témoignait.

Tiki Bar pour prendre un rhum punch les pieds dans le sable.

St-Lawrence Gap pour sortir le soir.

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18 octobre 2013
Par Elizabeth Landry

Séjour d'écriture et bonne bouffe en France

Rechercher la perfection est à ce qu’on dit un défaut. C’est sûrement vrai, car avouons que rien n’est parfait, même pas la Terre, qui demeure magnifiquement belle mais aussi imparfaitement ronde. Néanmoins, j’ai tout de même tendance à rechercher cet absolu. Je saute donc d’un pays à l’autre, d’une plage à l’autre ou d’un restaurant à l’autre, tant et aussi longtemps que mon parfait à moi n’est pas comblé.

La plupart du temps, ma quête de l’idéal joue en ma faveur. Au fil de mes voyages, j’ai découvert des petits bijoux à travers le monde, cachés ici et là pour me satisfaire. Heureusement, une fois mes attentes comblées, ma quête cesse enfin. J’y retournerai ensuite à répétitions, heureuse et complète.

     

Ces dernières semaines, mon défaut de perfection m’aura encore servi et j’ai découvert l’endroit « parfait » pour créer et pour à compte-gouttes, mot par mot, réaliser l’un de mes rêves : écrire un livre.

Car soyons honnête, je suis hôtesse de l’air de métier ! J’aime bouger jusqu’à m’étourdir. Je déteste demeurer trop longtemps sans rien faire, d’où ma volonté de m’éloigner des « Hey, Eli, on se fait un souper cette semaine ? » ou des « On va au Spa?» Et moi qui devrais répondre sans amertume : « Non merci, je préfère pitonner, seule comme un creton ! ».  Ouin… il me fallait trouver une solution.

Tel un business, j’ai décidé d’investir dans mon rêve et à trois reprises, je me suis exilée pour me transformer en un genre d’ermite devant son ordinateur. J’ai adoré ma première expérience mais je ne suis pas retournée. Il manquait quelque chose. À cet instant, je n’aurai su dire quoi exactement sauf que cet imparfait me forçait à chercher ailleurs. Ma deuxième expérience m’a encore permis d’être productive, et pourtant, j’ai encore cherché. La troisième a été la bonne! Voyons voir ce en quoi cet endroit m’est fabuleux.

Circle of Misse– Gastronomie et Créativité

(Missé est une petite communauté dans le Poitou-Charentes)

Les propriétaires

Wayne et Aaron se sont rencontrés à Istanbul, il y a de cela une dizaine d’années. De là est née une histoire d’amour entre un ancien violoniste d’origine irlandaise et un journaliste américain. Avec le temps, il fallait s’établir. Ils ont donc choisi l’Angleterre en hiver et la maison de vacances d’Aaron en été. Cette dernière, au fil des années, est devenue pour plusieurs de leurs amis, un endroit paisible pour créer, d’où l’idée d’une résidence pour écrivains.

À l’occasion, Alison, une très bonne amie et d’ailleurs ancienne hôtesse de l’air pour Deutsche BA, se joint à eux pour un coup de main dans la cuisine. Car, il ne faut pas l’oublier, Wayne et Aaron partagent la même passion: la bonne bouffe!

(N.B. Aaron parle français ainsi qu’Alison)

Le souci du détail

1- Les bouts de papier sous la porte et la boîte à lunch:  Pour ne pas brusquer le processus de création, on glisse sous notre porte des messages inscrits sur des bouts de papier tel que: «le déjeuner est servi». Lorsque l’on ouvre la porte, une boîte en bois nous attend. Elle renferme notre délicieux lunch. On peut donc continuer à écrire en mangeant, ou sortir à l’extérieur dans le jardin pour s’aérer l’esprit. Ingénieux!

2- Diversité culinaire: En deux semaines, je n’ai jamais eu à déguster la même chose. Pas une fois! Comme des cours de cuisine sont aussi offerts, j’avais droit à un vrai festin chaque soir (une image vaut mille mots…) ainsi qu’à une agréable compagnie. Je n’aime pas tant que ça l’isolement finalement:)

 

 

3- Le confort : Les chambres sont grandes, sans tapis, ce qui pour moi, me rassure. C’est propre. Les lits sont trop confortables… je dis trop car, difficile de se lever pour se discipliner. Néanmoins, je ne troquerais jamais ce lit contre un autre moins accueillant.

4 – LE VIN! : Nous sommes en France, il ne faut pas l’oublier. Et me considérant fan de vin, je suis très heureuse d’apprendre que Wayne et Aaron le sont aussi. En fait, ils en sont accros et ils ne s’en empêchent pas pour vous le montrer. Chaque soir, à partir de 19 h, l’apéro est servi dans le salon. Le souper est offert à 20h et rapidement on oublie notre ordinateur.

  

Autour d’une bonne table, on parle de nos projets de livre, on reçoit des astuces d’auteurs, on parle du métier d’hôtesse de l’air, qui semble toujours fasciner autant. Un métier qui soulève rapidement des conversations intéressantes, car tout le monde a une histoire à raconter à propos d’un voyage. (Comme Susan, qui raconte qu’un éclair a frappé son avion en plein vol!)

5. Les sentiers: Dernier point et non le moindre, la nature! Autour de Circle of Misse, des sentiers s’offrent à vous. Vous pourrez courir, marcher ou même admirer un cygne blanc… Voyez par vous-même!

Pour terminer, je dois préciser que la majorité des invités parlent la langue anglaise. J’étais pour ainsi dire la première auteure de langue française depuis la création de Circle of Misse en 2009. J’espère que cet article poussera mes lecteurs à suivre la cadence.

Bonne écriture!

Circle of Misse 

www.circleofmisse.com 

Pour cours de cuisine:  

00 33 549 681 470  05.49.68.14.70

Pour un séjour d’écriture: circleofmisse@gmail.com

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6 octobre 2013
Par Elizabeth Landry

Qui dit Octobre dit Vendanges!

On profite d’un vin qu’après qu’il ait été concocté par son vigneron dans son coin de pays. Pour monsieur Tout-le-Monde, il ne verra rien qu’en aux étapes de sa fabrication. Il n’aura pas planté ces délicates vignes, ni examiné ces milliers de grappes qui mûrissent tranquillement. L’effort, ce ne sera pas lui qui l’aura fourni. Sa tâche se résume plutôt à déboucher la bouteille et à savourer ce délicieux liquide dans toute sa splendeur.

Nous savons bien que le vin est élaboré à partir des raisins, mais avons-nous vraiment envie de nous agenouiller pour le ramasser?

Bien OUI !

Et il semblerait qu’il soit difficile de trouver un espace disponible dans un vignoble français pour vivre cette expérience.

Céline Blet du vignoble Terres Blanches à Oiron en France m’a expliqué qu’elle a déjà tous ses cueilleurs pour les vendanges qui viennent de commencer. En fait, pour les prochaines semaines, elle et son mari, Benoit Blet feront vivre à leurs amis et invités la même expérience sur leur 8.5 hectares de vignes cultivées en agriculture biologique et biodynamique.

En matinée, ils cueilleront les raisins pour ensuite boire du vin et profiter d’une bonne table en guise de remerciements pour la main d’œuvre. Je me sens donc choyée d’avoir remplacé quelqu’un qui ne pouvait plus participer. J’ai bien sûr sauté sur l’occasion et j’ai adoré !

         

      

Bon, je ne me serais peut-être pas offerte pendant une semaine, mais je comprends le dur labeur derrière le produit. J’ai été aussi heureuse de constater qu’ici, au Domaine des Terres-Blanches on gardait encore l’esprit des vendanges: celle de rassembler. Il faut dire que c’est grâce à une histoire d’amour que ce vignoble existe et on le ressent. Merci  à Céline et Benoit Blet pour leur fabuleux accueil !

      

  

Domaines des Terres-Blanches

Vins issus de culture biologique et biodynamique depuis 2010

Non disponible au Canada

www.terres-blanches.fr

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