Destination voyage

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14 juin 2010
Par Elizabeth Landry

Melting pot de pilotes au Botticella de Roma

Ce week-end, j’ai eu la chance d’aller passer quelques heures à Rome. J’en ai profité pour visiter une birreria appelée La Botticella qu’une collègue m’avait suggérée (Merci Caro!) J’ai bien aimé l’endroit qui, soit dit en passant, est un vrai melting pot de pilotes et d’agents de bord du monde entier. C’est sûrement le seul bar à Rome qui en accueillent autant sur sa petite terrasse tout près de la Piazza Navona. Ce soir là, mes collègues et moi étions entourées de deux femmes pilotes de United Airlines et de plusieurs autres hommes du même métier travaillant pour différentes compagnies aériennes. La terrasse était assez étroite pour pouvoir écouter la conversation de nos voisins et de nous y joindre.

Lors de l’apéro, les deux femmes de United nous ont raconté qu’elles partageaient le cockpit à trois pour faire la traversée car la durée du vol était de plus de 8 heures. Pour les vols encore plus longs, c’est quatre pilotes qui font le voyage. Ah! les Américains…ils en mettent toujours plus! C’était quand même drôle de voir «une» commandant et sa copilote. Elles étaient féminines en plus:) Bravo!

Adresse à Retenir

La Botticella

32 Via tor Millina/Piazza Navona/06 686 11 07/Ouvert tous les jours/4 pm à 2 am/voir carte

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8 juin 2010
Par Elizabeth Landry

Deux fois l’Atlantique en moins de 24h mais deux bons restos

Je suis peut-être cinglée mais comme le dicton le dit si bien: “On a qu’une vie à vivre!”. Ainsi, après avoir passé 48h en Belgique, j’ai atterri à Montréal à midi et j’ai redécollé à 22h mais cette fois-ci vers Barcelone. OUF! J’ai survécu!

Je vous reviens avec deux bonnes adresses de restaurants suggérés par mes collègues de l’aviation. L’une à Bruxelles. L’autre à Barcelone.

Le Fin de siècle à Bruxelles

9, rue des Chartreux, Bruxelles, Belgique/Ouvert jusqu’à 1 am/Aucune réservation/Argent seulement

Lors de leur séjour à Bruxelles, les p’tites hôtesses de l’air et les p’tits pilotes iront immanquablement manger dans ce curieux restaurant car ici, on sert de bons plats copieux à bon prix. En bonus, sa clientèle est composée principalement de bruxellois et à l’occasion, de professionnels de l’aviation comme moi 🙂

En fait, l’hôtesse de l’air qui m’a accompagné lors de ma visite m’a raconté qu’elle avait surpris une américaine dire au concierge de l’hôtel qu’elle était allée manger au FIN DE SIÈCLE.

Piquée par la curiosité, ma collègue lui demanda alors: « Pourquoi connaissez-vous cet endroit?». L’américaine, fière de sa trouvaille, lui répondit: «C’est l’hôtesse de l’air de chez American Airlines qui me l’a suggéré!» Bref, un secret bien gardé tout de même.

Je vous décris rapidement l’endroit. Il n’y a pas d’affiche indiquant le nom du restaurant. Il faut donc le connaître pour y aller. Durant l’été, il y a des petites tables dehors. On sait ainsi qu’il y a bien un restaurant à cet emplacement mais pas d’affiche. L’histoire raconte qu’il y a environ sept ans, on a retiré l’enseigne pour la nettoyer et on a tout simplement oublié de la remettre. Il n’y pas de téléphone non plus! Donc, pas de réservation possible.

Pour les prix, ils sont plus que raisonnables. Constatation curieuse: ils ne tombent jamais justes comme dans les autres restaurants. On a donc droit à des 16.92€ pour un jambonneau, 14.32€ pour une escalope de veau ou des 12.37€…Bizarre!

Côté bouche, on offre une cuisine assez variée. Le menu, inscrit sur une ardoise derrière le bar, propose des plats composés principalement de viande. On peut donc manger le fameux jambonneau à la moutarde à l’ancienne en passant par le lapin à la bière Kriek (bière belge) ou l’agneau en papillote.

L’ambiance est agréable et conviviale. L’intérieur a l’air d’un vieil hôtel. Les tables en bois peuvent, à mon avis, accueillir un équipage entier. J’ai également bien aimé les serveurs qui nous ont décrit presque chaque plat en détails.

À essayer: Le Jambonneau à la Moutarde, l’agneau, le lapin ou la Carbonnade (plat typique de la Belgique)

P.S. À ne pas confondre avec son homonyme sur Avenue Louise ou Avenue de l’Armée 3.

 

La Luna à Barcelone

10 calle Abaixadors/ voir carte/93 295 55 13/Metro Jaume 1/ www.lalunabcn.com/Ouvert Lundi à vendredi à partir de 18h à 1h30. Samedi et dimanche à partir de 13h à 1h30/Réservation possible/Carte de crédit acceptée

J’ai découvert ce resto, il y a déjà deux bonnes années. Je n’ai jamais été insatisfaite. Nous savons tous que les Espagnols ne sont pas renommés pour le service à la clientèle. Pour la fiesta peut-être mais honnêtement, ils ne gagneront pas un prix pour leur courtoisie à la table.  Par contre, à La Luna, je ne me suis jamais sentie pressée de manger. On ne m’a pas encore jeté le menu à la figure et les serveuses sont en général bien gentilles. Ce resto mérite donc une petite mention.

Situé dans le quartier de Born, ce chaleureux restaurant se cache dans une petite ruelle sombre tout près de la Basilique de Santa Maria del Mar. Son décor en pierre vaut déjà le détour mais ce sont ses plats délicieux qui me font revenir à chaque fois.

Le resto propose deux différents types de cuisine. D’abord, à l’avant, c’est un menu à tapas. Très simple: patatas bravas, croquetas de bacalao(Croquettes à la morue), quesadillas, ailes de poulet. Il n’y a pas de choix très typiques espagnols ni de calamars. Je n’ai donc pas raffolé des suggestions. À Barcelone, on trouve de bien meilleurs endroits pour les tapas. Je vous en donnerai une autre fois:)

À noter: Cette partie est fumeur. Agréable pour les fumeurs qui ne peuvent plus fumer au Canada. Désagréable pour les autres.


La partie arrière du restaurant est celle que vous devez vous diriger. Là, de grandes tables en bois vous accueillent. Les plats sont élaborés et goûteux. Les prix sont très respectables. Entrées entre 5 euros et 8 euros. Plats principaux (pâtes, poissons ou carne) jusqu’à 18euros. Je choisis toujours la ceviche de pescado (poisson cru avec beaucoup de lime et de la coriande) et le solomillo de ternera a la gorgonzola. C’est tout simplement délicieux.

Description de mes coups de coeur:

Le Solomillo de Ternera a la salsa gorgonzola est un bon gros steak cuit juste à point servi avec une sauce au fromage accompagné d’un gratin de patates à l’ail et de petites asperges croquantes. (17.10 euros)

Le Solomillo de ternera con foie gras est comme son nom l’indique un morceau de steak surmonté d’un morceau de foie gras. (17.90 euros)

Le thon est également très bon. Les pâtes aussi. Bref, vous ne serez pas déçu du tout.

Il y a également une bonne sélection de vins et le litre de sangria est à 14 euros. (C’est dans la moyenne des prix)

Suggestion: Marchez à travers les petites rues du Barri Gotic en vous dirigeant vers le restaurant. Planifiez l’apéro près de la Basilique de Santa Maria del Mar. Plusieurs terrasses à tapas sont à votre disposition. Il y a également des boutiques intéressantes et des pashminas à vendre pour 1 ou 2 euros. Ensuite, vous verrez une petite ruelle à droite en face de l’église. Cherchez, le resto s’y trouve. Après souper, une bonne gelato peut-être agréable!

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1 juin 2010
Par Elizabeth Landry

Camp de surf à la portugaise

Pour mon deuxième article, j’ai décidé de vous transporter dans un petit paradis portugais. Cet article n’est pas destiné à vous faire rire mais à vous faire rêver. J’ai découvert ce lieu, il y a déjà deux ans et je le classe parmi l’un des rares endroits où l’on se sent comme à la maison. Cet endroit est le tout-inclus parfait pour moi. Là-bas, on mange, on dort, on boit, on rit et par-dessus tout, on surfe. Le tout à volonté, comme dans le sud! Découvrez la SURF SCHOOL COMPANY à Vale Figuieras.

La détente par le sport

Le Portugal, c’est le vinho verde, le fado, le porto et la vierge à Fatima. C’est également l’Algarve avec sa côte sablonneuse et ses falaises abruptes. Là, perché sur une montagne, se cache un vrai petit bijou sportif, la Surf School Company, un lieu électrisant, musclant corps et esprit.

Être en vacances, c’est se ressourcer, se reposer, se divertir, bouger, rire et plus encore. Chacun recherche son tout-inclus idéal lui permettant de s’éclater à sa façon sans se casser la tête. Moi, pour m’exiler, je n’avais qu’une requête : surfer au Portugal. Pour le reste, l’indécision. Les auberges de jeunesse étaient une option. L’hôtel aussi. Le camping, une autre. Mon choix s’est finalement arrêté sur un vrai bijou portugais : la Surf School Company à Vale Figueiras, en Algarve. Un camp de surf en pleine campagne, à environ trois heures de Lisbonne, où des mets portugais sont servis, où l’on côtoie des gens du pays et où l’on surfe à volonté les meilleures vagues du jour. Rien de moins. Tout de plus.

C’est en 2003, après plusieurs années vécues en Australie, que Rui, alias  « Russo », décida de créer sa propre école de surf tout près de son village natal de Portimão afin de transmettre sa passion aux plus téméraires. Pour lui, le concept était simple : offrir à ses invités l’occasion de perfectionner leurs techniques sportives tout en jouissant d’une atmosphère chaleureuse où la fête, la détente et le sport ne font qu’un. Ainsi, entouré de ses meilleurs amis, « Russo » bâtit au fil du temps un camp de renommée nationale. Pour tout dire, si bâtir une simple école de surf était le but initial, Rui construisit beaucoup plus. Il créa une famille, un mode de vie, voire une religion à laquelle j’ai adhéré rapidement sans me poser de question.

Je profite donc de ce petit coin de paradis où à chaque matin, vers les neuf heures, le petit-déjeuner est servi. Un peu tard pour certains, mais après une nuit torride où l’alcool coule à flot, le « timing » est excellent. Je suis tout de même ici pour me reposer un peu. Le réveil se fait tranquillement en dégustant un jus d’orange fraîchement pressé, un café au lait et quelques pâtisseries faites maison, dont la fameuse Pastéis de Nata, ce flan portugais entouré d’une pâte feuilletée croustillante. Un vrai délice ! On parle des vagues du jour et on jase des vagues d’hier. Plus important, on se prépare mentalement à améliorer sa technique et à pouvoir enfin surfer une vague un peu plus d’une seconde. Tous pensent en silence : « Aujourd’hui, c’est ma journée ! ». Si la chance me sourit, Dame Nature me favorisera ; sinon, c’est Poséidon qui déchaînera la mer contre moi.

Une fois rassasiée, c’est le temps d’aller mettre en pratique mes talents de « surfista ». Rui, l’instructeur, s’installe au volant. Luiz, le motivateur, nous fait signe de monter à bord du 4X4 jaune. Une fois tous installés, l’on part à la chasse aux meilleurs vagues. On va tout d’abord à la plage de Vale Figueiras à deux minutes du camp. Hélas, la mer est agitée et les vagues sont beaucoup trop grosses pour le niveau de chacun. L’on ira voir plusieurs plages pour enfin trouver l’endroit parfait. Et c’est le même rituel à chaque jour ; l’on observe une série complète de vagues afin de voir leur rythme et leur hauteur moyenne. Si ce n’est pas satisfaisant, on ira voir à un autre emplacement. Il y a des jours où ce sera la belle plage d’Arrifana qui gagnera. D’autres jours, ce sera celle d’Amado qui nous accueillera, bordée de ses caravanes de surfers et de sa terrasse branchée faisant face à l’océan. Après une journée exténuante à la plage, on viendra y déguster un bon Capiriñhia, ce cocktail brésilien très populaire fait de Cachaça (liqueur de canne à sucre), de lime et de sucre blanc. Un peu fort, mais délectable.

C’est après avoir enfin choisi la plage parfaite pour notre séance de surf que l’on s’y installe confortablement pour le reste de la journée. Évidemment, rien ne manque : parasols, serviettes, bouteilles d’eau, planches de surf et glacières délimitent notre territoire. Je m’échauffe, je cours, je frissonne. C’est la mise à l’eau. Certains y passent des heures, d’autres sortent exténués, prêts pour faire une sieste à l’ombre. Les plus acharnés attendent impatiemment la vague parfaite, accompagnés de Jorge, le surfeur-né. Là-bas, au loin, ils apprendront à comprendre davantage la mer pour ainsi choisir LA vague qui les rendra meilleurs. Chacun y trouvera son petit bonheur, car si « école de surf » sonne cours intensifs, ici c’est avant tout un endroit pour se détendre. Les journées se répartissent ainsi comme suit : dormir, manger, nager, manger, dormir, nager, manger et dormir. Que puis-je demander de plus ?

Aussi bien le dire maintenant, après deux heures dans l’eau, je suis déjà exténuée. Pour refaire le plein d’énergie, Pedro, notre cuisinier, nous prépare chaque soir un délicieux repas afin de nous récompenser de notre journée et de nous redonner des forces. Un vrai festin m’attend : une soupe chaude, des palourdes, des crevettes, des pâtes ou bien une bonne pizza cuite au four à bois et, pour finir, un bon dessert fait par Maria, la femme du cuisinier. Le tout est arrosé d’une sangria au vin blanc ou bien d’un bon vin local. Comme à la maison, tous s’assoient à la même table et l’on parle de tout et de rien. Une fois la panse bien remplie, il faut aller dormir, car demain sera une journée tout aussi exténuante, mais je suis prête à foncer et à relever le défi.

Étonnamment, après mon séjour à la Surf School Company, physiquement drainée de mon entraînement intensif en mer, je ne me suis jamais sentie aussi remplie d’énergie de toute ma vie. Non seulement mon corps a pris du tonus, mais des liens ont été tissés. J’ai quitté le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, triste de devoir laisser ces gens qui m’auront aidé à repousser mes limites. Revenue au Canada, j’attends impatiemment l’arrivée de l’été pour y retourner. La prochaine fois, je surferai peut-être une vague de bout en large et deviendrai la star du moment. Dans le pire des cas, je profiterai de cette joie de vivre contagieuse qui existe dans ce coin de pays appelé Vale Figuieras.

Informations (À noter le site est maintenant géré par Nomad Surfers. Voici le lien.)

SURF SCHOOL COMPANY

QUAND Préférablement de juin à octobre lorsqu’il fait plus chaud, mais également possible à l’année longue

COMBIEN Haute saison (juin à octobre) : 520 euros par personne, basse saison (novembre à mai) : 440 euros par personne

COMPREND six nuits et trois repas par jour, transport à la plage, équipements et cours inclus, transfert de la ville de Lagos au camp

sur la côte ouest atlantique, à environ 3h de Lisbonne et 1h30 de Faro

À VISITER le village de Sagres, de Lagos et le cap de San Vicente

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