Chroniques

Image du site http://www.lhotessedelair.com
3 décembre 2013
Par Elizabeth Landry

Bébé shower pour une hôtesse de l'air

« Pour mon baby shower, j’aimerais beaucoup que ça tourne autour du voyage », me lance ma bonne amie Jolyane.

« Oui, ça va Jo, j’y avais déjà pensé… » (Jolyane est agent de bord)

« J’aimerais aussi que … »

« Ça suffit les directives! Tu veux te l’organiser toi-même? » (Jolyane est un peu contrôlante mais bon, je ne peux pas critiquer, je suis un peu comme elle… oups!

Comme les directives étaient claires (pas de jeux, pas de dégustation de pots de bébé ou de changement de couches les yeux bandés), je me devais de faire un peu de recherche. Quelles seraient les activités? La décoration?

J’ai donc opté pour la décoration de bavette individuelle. Pendant que la maman ouvre ses nombreux cadeaux, tous pouvaient ainsi s’adonner à leurs talents artistiques. Les bavettes ont ensuite été accrochées sur un fil pour prendre une photo de groupe.

      

Côté déco, les photos montrent bien le thème. Le gâteau était en forme de valise! (Merci à Vicky pour s’en être chargée :))

      

Mon préféré reste le cadeau individuel des invités. Comme une photo vaut mille mots, je ne m’étalerai pas sur les détails car vous comprendrez vite qu’il s’agit d’une recette à biscuits en étage dans un pot Mason. Le pot est transformé en biberon et les dernières instructions sont apposées sur l’étiquette. Je vous file la recette ci-bas.

Merci grandement à Pinterest qui m’aura permis de créer un tableau d’inspiration très utile. Voici enfin le résultat final. 

 

BISCUITS D’UN FUTUR PETIT VOYAGEUR

Dans un pot Mason de 1 litre ajoutez en ordre:

♦ 1 1/3 tasse de farine tout usage

♦ 1 cuillère à thé de poudre à pâte

♦ 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude

♦ 1/4 cuillère à thé de sel

♦ 1 tasse d’avoine

♦ 3/4 de pépites chocolat noir

♦ 3/4 de pépites chocolat blanc

♦ 1/2 tasse de cassonade bien compactées

♦ 1/2 tasse de sucre blanc

♦ si espace, vous pouvez ajouter des pacanes concassées.

Sur l’étiquette:

♦ Ajouter 1 oeuf

♦ 1/2 tasse de beurre fondu

♦  1 cuillère à thé de vanille

♦ mettre 10 minutes au four à 350 degrés Fahrenheit.

♦ Donne environ 30 biscuits. À répartir sur deux plaques de cuisson.

L’AMBIANCE VOYAGE EN AFFICHE

Pour donner le ton, j’ai installé des pancartes avec comme inscription des mots rappelant le monde du voyage. Pour la table des hors-d’oeuvres: REPAS À BORD. Pour les bavettes, c’était la STATION VOYAGE et les cadeaux individuels DUTY FREE. (autre idée: RAFRAICHISSEMENTS, ENREGISTREMENT OU CARROUSEL À BAGAGES pour les cadeaux de la maman)

LA CARTE D’EMBARQUEMENT

Voici le carton d’invitation qui a été envoyé aux invités via courriel. Toujours sur le thème du voyage.

BON BÉBÉ SHOWER! 

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28 août 2013
Par Elizabeth Landry

La guerre des DING

Comme agent de bord, certains éléments nous irritent lorsque nous travaillons. Il y a en a qui détestent ramasser les plateaux vides par exemple, alors que d’autres, ne bronchent pas pour un plateau, mais sautent plutôt un plomb si les verres ramassés sont à moitié remplis de liquide… (C’est si difficile que ça finir son minuscule verre d’eau?) De mon côté, j’ai besoin de le dire: c’est le DING qui me rend folle.

Certains appareils sont munis d’un bouton d’appel fixé au-dessus des sièges. Il est rouge et pour l’enclencher, il faut lever le bras, s’étirer et presser. Lorsque l’un s’enclenche, comme la tâche est plus difficile à accomplir pour le passager, sans nul doute, une requête m’attend. Je me rends donc auprès du passager, le regarde et inévitablement, il me fait sa requête. Je ne bronche pas, car il avait effectivement besoin de quelque chose: un verre d’eau, un stylo, un conseil. Jusque-là, tout va bien.

L’irritation arrive ailleurs. Dans un autre contexte. Dans un autre type d’appareil. Là où rien n’est vraiment évident pour le passager et où le siège semble être un vrai piège à presser le bouton. À ce moment, j’en veux aux designers d’intérieur d’avion qui, de toute évidence, n’ont jamais eu à éteindre ce DING interminable et qui ont sûrement pensé:

« On va mettre le bouton d’appel accessible pour faciliter la tâche au passager». Résultat: 90 % du temps, le DING est enclenché par erreur et l’hôtesse, consciente du phénomène, tarde maintenant à se pointer le bout du nez pour neutraliser le bouton. Voyons voir.

1. Le design des boutons sur le dessus de l’accoudoir.

Quelle superbe idée d’installer le bouton d’appel sur le dessus de l’accoudoir tout près du passager. Bien sûr, il peut enclencher ledit bouton au besoin pour nous faire venir et nous demander quelque chose. Le hic c’est qu’il ne sait même pas ce que le petit bonhomme signifie et la première chose qu’un passager fait en s’asseyant à son siège c’est de toucher à tout.

Il touche au bouton pour le son, à celui de la musique et à celui qui fait DING, DING.  Il ne réalise pas que ce DING c’est lui qui le fait en pressant sur le bouton alors il recommence. DING! DING! DING! L’avion en entier entend le son produit en posant son doigt sur le bouton mais encore là, il n’associe pas le doigt qui se pose sur le petit bonhomme et le DING qui s’en suit. Il recommence jusqu’à ce que j’arrive en trombe.

L’hôtesse de l’air: « Que se passe-t-il monsieur? Y’a-t-il une urgence? Tout va bien?»

Et le passager de répondre: «Hein?»

De toute évidence, aucune urgence. Ce n’est que l’embarquement.

2. Le design du bouton sur l’accoudoir pour Monsieur Bébé.

La différence entre un bébé/enfant et le passager c’est que l’enfant entend effectivement bien le DING en pressant sur le bouton. Par contre, lui, il aime ça! Il va continuer de presser sur le bouton non pas parce qu’il cherche le son de la musique mais bien parce qu’il adore entendre un DING en réponse à ses actions. Il apprend à interagir avec ses alentours. C’est magique de m’en savoir faire partie!

3. Le design du bouton sur le côté de l’accoudoir

Là, les designers s’y sont donnés à coeur joie en matière de design. Pourquoi mettre les boutons sur le dessus de l’accoudoir? Ce n’est pas esthétiquement soigné! La console devrait plutôt être dissimulée sur le côté de façon à ce que personne ne la voie et que le passager l’accroche amplement, à son insu, et ce en demeurant quasiment immobile sur son siège durant tout le vol.

Ainsi, le passager enclenche le bouton sans le vouloir, sans le savoir, sans même s’en douter. On entend DING! DING! Il décide de croiser les jambes. DING! encore. Il les décroise. DING! DING! encore. Quelques secondes plus tard, un autre passager revient des toilettes. Celui-là par contre est un peu plus en chair. Il prend place et accroche le bouton. DING! DING! Une mélodie de DING! s’en suit.

Les agents de bord en pause se regardent. Qui va se lever pour aller éteindre le bouton et répondre au passager? C’est à mon tour…

GRRR! Je mange mon pain. J’ai faim. J’entends encore DING! DING! Une urgence? Sûrement pas! Mais ce DING me rend effectivement folle. Je veux manger en paix alors je ne tarde pas à me lever. Je m’avance dans l’allée. Je sais avec l’expérience qu’il n’y a pas le feu. Plus je m’approche de la rangée retentissante et plus j’observe avant de parler. Pas question que je me fasse prendre encore une fois lorsque j’éteindrai le bouton d’appel en disant:

L’hôtesse de l’air: «Vous avez besoin de quelque chose, monsieur? (car véritablement avec ce DING on dirait que c’est la panique!) » 

Le passager qui réfléchit: « Ah! Justement! Je prendrais un verre d’eau à bien y penser!»

Non! Je ne demande plus. Je m’avance tranquillement. Je m’arrête au siège. J’éteins le bouton d’appel en regardant le passager. Il me regarde de ses gros yeux curieux mais ne parle pas. Il ne veut rien. Il se demande même qu’est-ce que je fais ici. Si tout va bien, je m’éclipse en un clin d’oeil, sans demande, sans rien.

Par contre, si j’ai affaire à un petit fouineur, j’aurai droit à:

Passager: « Qu’est-ce qu’il y a?»

L’hôtesse de l’air tout en sourire lui explique honnêtement: « Ah! Vous aviez enclenché le bouton d’appel, monsieur. Ce n’est pas grave.»

Passager: « Non! Non! Je n’ai rien enclenché! Ce n’est pas moi! »

L’hôtesse de l’air:  —————————————- (Silence)

Ça va. Je vous crois. Pour le reste, mon pain m’attend. De retour à mon coup de fourchette, qu’est-ce que j’entends?

DING! DING! DING!

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25 juillet 2013
Par Elizabeth Landry

Un roman qui me donne le goût d'écrire

«Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé.»– La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert – Joël Dicker.

Voilà exactement ce que j’ai ressenti en terminant ce roman: une tristesse causée par l’impossibilité de poursuivre ma lecture au-delà des 670 pages toutes justes terminées.  Nul besoin de vous dire que j’ai adoré La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert.

L’histoire est bien entendu captivante: Marcus Goldman, célèbre depuis l’écriture de son premier roman, se rend chez son mentor et ancien professeur, Harry Quebert, l’un des plus grands écrivains américains, pour retrouver de l’inspiration pour son deuxième roman. Pendant son séjour, Harry est accusé d’avoir assassiné Nola Kellergan, une adolescente de 15 ans disparue en 1975, et dont on vient de retrouver le cadavre sur le terrain de sa maison au New Hampshire. Marcus se retrouve donc impliqué dans l’enquête pour disculper son ami et il s’en inspire pour écrire son deuxième roman, car cela tombe à point, il vivait justement le syndrome de la page blanche!

L’intrigue du livre vous tient en haleine mais ce que j’ai également adoré, ce sont les 31 conseils d’écriture de Harry à Marcus pour pondre un grand roman.

Quels sont mes conseils préférés? Je les aime tous mais certains ont davantage attiré mon attention. Les voici.

« Le premier chapitre, Marcus, est essentiel. Si les lecteurs ne l’aiment pas, ils ne liront pas le reste de votre livre. Par quoi comptez-vous commencer le vôtre?

– Je ne sais pas, Harry. Vous pensez qu’un jour j’y arriverai?

– À quoi?

– À écrire un livre.

– J’en suis certain. »

« Votre chapitre 2 est très important, Marcus. Il doit être incisif, percutant.

– Comme quoi, Harry?

– Comme à la boxe. Vous êtes droitier, mais en position de garde c’est toujours votre poing gauche qui est en avant: le premier direct sonne votre adversaire, suivi d’un puissant enchaînement du droit qui l’assomme. C’est ce que devrait être votre chapitre 2: une droite dans la mâchoire de vos lecteurs.»

« Harry, s’il devait ne rester qu’une seule de toutes vos leçons, laquelle serait-ce?

– Je vous retourne la question.

– Pour moi, ce serait l’importance de savoir tomber.

– Je suis bien d’accord avec vous. La vie est une longue chute, Marcus. Le plus important est de savoir tomber.»

«Et les personnages? De qui vous inspirez-vous pour vos personnages?

– De tout le monde. Un ami, la femme de ménage, l’employé au guichet de la banque. Mais attention: ce ne sont pas ces personnes elles-mêmes qui vous inspirent, ce sont leurs actions. Leur façon d’agir vous fait penser à ce que pourrait faire l’un des personnages de votre roman. Les écrivains qui disent qu’ils ne s’inspirent de personne mentent, mais ils ont bien raison de le faire: ils s’épargnent ainsi quantité d’ennuis.

– Comment ça?

– Le privilège des écrivains, Marcus, c’est que vous pouvez régler vos comptes avec vos semblables par l’intermédiaire de votre bouquin. La seule règle est de ne pas citer nommément. Jamais de nom propre: c’est la porte ouverte aux procès et aux tourments. À combien sommes-nous dans la liste?

– 23.

– Alors ce sera le 23 ieme, Marcus: n’écrivez que des fictions. Le reste ne vous attirera que des ennuis.»

 

« Marcus, savez-vous que est le seul moyen de mesurer combien vous aimez quelqu’un?
– Non.
– C’est de le perdre.»

« Dans notre société, Marcus, les hommes que l’on admire le plus sont ceux qui bâtissent des ponts, des gratte-ciel et des empires. Mais en réalité, les plus fiers et les plus admirables sont ceux qui arrivent à bâtir l’amour. Car il n’est pas de plus grande et de plus difficile entreprise.»

« Vous devez préparer vos textes comme on prépare un match de boxe, Marcus: les jours qui précèdent le combat, il convient de ne s’entraîner qu’à soixante-dix pour cent de son maximum, pour laisser bouillonner et monter en soi cette rage qu’on laissera exploser que le soir du match.

– Qu’est-ce que ça veut dire?

– Que lorsque vous avez une idée, au lieu d’en faire immédiatement l’une de vos illisibles nouvelles que vous publiez ensuite en première page de la revue que vous dirigez, vous devez la garder au fond de vous pour lui permettre de mûrir. Vous devez l’empêcher de sortir, vous devez la laisser grandir en vous jusqu’à ce que vous sentiez que c’est le moment. Ceci sera le numéro… À combien en sommes-nous?

– À 18.

– Non, nous en sommes à 17.

– Pourquoi me demandez-vous, si vous le savez?

– Pour voir si vous suivez, Marcus.

– Alors 17, Harry… Faire des idées…

– … des illuminations.»

« Apprenez à aimer vos échecs, Marcus, car ce sont eux qui vous bâtiront. Ce sont vos échecs qui donneront toute leur saveur à vos victoires.»

« Qui ose, gagne, Marcus. Pensez à cette devise à chaque fois que vous êtes face à un choix difficile. Qui ose, gagne.»

« Chérissez l’amour, Marcus. Faites-en votre plus belle conquête, votre seule ambition. Après les hommes, il y aura d’autres hommes. Après les livres, il y aura d’autres livres. Après la gloire, il y aura d’autres gloires. Après l’argent, il y a encore de l’argent. Mais après l’amour, Marcus, après l’amour, il n’y a plus que le sel des larmes.»

« Un nouveau livre, Marcus, c’est une nouvelle vie qui commence. C’est aussi un moment de grand altruisme: vous offrez, à qui veut bien la découvrir, une partie de vous. Certains adoreront, d’autres détesteront. Certains feront de vous une vedette, d’autres vous mépriseront. Certains seront jaloux, d’autres intéressés. Ce n’est pas pour eux que vous écrivez, Marcus. Mais pour tous ceux qui, dans leur quotidien, auront passé un bon moment grâce à Marcus Goldman. Vous me direz que ce n’est pas grand chose, et pourtant, c’est déjà pas mal. Certains écrivains veulent changer la face du monde. Mais qui peut vraiment changer la face du monde?»

« Parfois le découragement vous gagnera, Marcus. C’est normal. Je vous disais qu’écrire c’est comme boxer, mais c’est aussi comme courir. C’est pour ça que je vous envoie tout le temps battre le pavé: si vous avez la force morale d’accomplir de longues courses, sous la pluie, dans le froid, si vous avez la force de continuer jusqu’au bout, d’y mettre toutes vos forces, tout votre coeur, et d’arriver à votre but, alors vous serez capable d’écrire. Ne laissez jamais la fatigue ni la peur vous en empêcher. Au contraire, utilisez-les pour avancer.»

Pour plus d’infos sur l’auteur Joël Dicker et son roman La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, cliquez ici.

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19 avril 2013
Par Elizabeth Landry

Pas si facile que ça d'écrire.

Cette semaine, une amie m’envoie ceci →

Traduction: Il n’y a rien de difficile dans l’écriture. Tout ce que tu fais c’est t’asseoir devant un clavier et saigner …

Évidemment, le célèbre écrivain usait d’un peu de sarcasme. Ce qu’il voulait plutôt dire c’est qu’en écrivant tu y mets ton âme jusqu’à y laisser ta dernière goutte de sang et que non, même pour Ernest Hemingway, ce n’était pas toujours facile de faire apparaître des mots sur une page blanche.

Cette citation ne pouvait pas mieux tomber. Car je suis vidée. Oui vidée! Les mots sont disparus, ils ne sortent plus!

Malheureusement, cette saignée tombe à un très mauvais moment. Pour écrire mon deuxième roman (oui le 2 ieme… et le premier ne sort qu’en septembre chez Libre-Expression), j’ai décidé de participer à une retraite d’écriture en Angleterre. J’en suis au mi-parcours de mon séjour et là, je viens de frapper le mur. Plus rien ne sort. J’ouvre mon document et j’ai le goût de le refermer aussi vite. Mon inspiration, imagination, flamme appelée la comme vous le voulez, s’est éteinte. Elle va revenir, j’en suis sûre, mais disons que j’aurais apprécié qu’elle meure dans deux semaines lorsque je reviendrai. Alors, je suis là, à déjeuner, à dîner, à souper avec ces autres écrivains qui sont ici par plaisir ou pour terminer un manuscrit et qui s’exclament simplement: «J’ai écrit 2000 mots aujourd’hui!». Et moi … Euh! Je passe.

Avec cette frustration qui m’habite, ce n’est décidément pas le meilleur état d’esprit pour pondre de bonnes idées. Alors, j’ai décidé d’attendre qu’un souffle d’inspiration me balaie à nouveau l’esprit. J’ai visité les alentours en attendant. C’est en changeant de décor que tout reviendra dans l’ordre. Enfin, je l’espère:) Je vous offre ainsi quelques-unes de mes découvertes tout au long de cet article.

Mais encore? Et bien apparemment, je ne suis pas la seule qui lutte ainsi pendant l’écriture d’un livre.

En fait, je suis tombée sur le blogue d’une Américaine qui s’appelle Kristen Lamb.

Dans son article, elle tente de briser le mythe suivant: les vrais écrivains ne luttent pas pour écrire. En bref, c’est facile pour eux. FAUX!

Selon elle, cela prend beaucoup de courage pour écrire un livre et encore plus pour le partager au reste du monde et s’ouvrir ainsi à la critique. Il y a ce mythe qui dit que les vrais auteurs sont nés déjà génies et qu’ils ne réécrivent, révisent ou ne recommencent jamais. C’est un mensonge. Il y a des exceptions bien entendues, mais les autres n’écrivent pas en criant «Pinotte!». Lutter pour écrire fait partie du processus. Et avoir de la difficulté ne fait pas de nous de faux auteurs.

    

Madame Lamb explique qu’il y a deux types d’écrivains. Les Scrivnus Aspirus et les Scrivnus Authenticas. En résumé, l’Aspirus est celui qui dit: «Oh! J’ai vécu tellement d’expériences pour faire un bon livre. Un jour, je l’écrirai». S’il essaie d’écrire, il le fera sans se donner trop d’effort et sans vraiment terminer rien. Il donne par contre l’impression pour les autres qu’écrire lui semble un jeu d’enfant mais il n’écrit jamais vraiment non plus.

À l’inverse, l’Authenticas travaille et écrit des mots. Beaucoup de mots. Plusieurs des Authenticas pensent que s’ils n’écrivent pas de bons mots ou des mots sujets à remporter des prix, c’est qu’ils sont sûrement des Aspirus. Mais tous les mots, bons ou mauvais comptent.

L’Authenticas peut avoir de la difficulté en écrivant son livre et c’est comme cela qu’il deviendra plus fort.

Lang conclut en disant que si l’un souffre, a mal et se sent comme si son cortex cérébral faisait du Ashanga yoga à chaque fois qu’il pond un mot, c’est sûrement un Authenticas.

Je remercie Madame Lang pour cet article. Il me réconforte. C’est donc normal d’avoir des moments morts, durs où les mots ne viennent pas. En attendant que tout rentre dans l’ordre, je devrais peut-être m’amuser:) À moi la conquête de l’Angleterre alors!

Pour lire l’article en question, cliquez ici.

Pour faire une retraite en Angleterre avec, je vous le souhaite, de l’inspiration, cliquez ici.

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