Chroniques

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13 août 2017
Par Elizabeth Landry

Les pires odeurs que vous risquez de sentir dans un avion lors de votre prochain vol

Vous pensez peut-être qu’une bonne hygiène fait la norme dans ce monde? Vous faites fausse route. Mis à part les effluves de vomissures qui sont devenues la norme lors d’un vol, il y a en d’autres qui rebutent encore plus et qui réussissent à nous faire dresser les poils des narines.

Voici donc le TOP 5 DES PIRES ODEURS dans l’avion en espérant qu’un jour un parfum de rose flotte à longueur d’année à bord.

1. Les petits pieds

Je commence doucement juste pour ne pas trop vous dégouter. Certaines personnes empestent vraiment des pieds, mais on dirait que ce sont justement celles-là qui décident tout bonnement de retirer leurs chaussures pour enivrer les alentours de leur odeur suffocante. Sincèrement, vous ne vous sentez pas vous-même?

2. La transpiration de l’homme qui ne s’est pas lavé depuis une semaine

Il y a plusieurs grades d’odeurs de transpiration. Je les connais par coeur. Elles me sont très familières. Il y a celle de l’homme qui a couru dans l’aéroport pour ne pas manquer son vol. Une genre d’odeur d’après-sport. Rien de trop fort. Elle se tolère et s’estompe même après quelques minutes.

Il y a aussi celle de l’homme stressé. Celle-là est un peu plus difficile à tolérer. Il a sué ses toxines, les mauvais éléments de son corps qui devaient être éliminés. Cette odeur ne se dissipe malheureusement pas vite mais en prenant une distance d’un pied on risque de s’en sauver.

Maintenant, il y a la mort. Celle de l’homme qui ne se lave pas. Elle lève le coeur et à plusieurs rangées on arrive à la détecter. Cet homme par souci pour l’environnement a décidé de préserver les réserves d’eau potable du monde entier et de ne pas en utiliser.

Ses vêtements empestent. On sent son courant d’air pestilentiel pendant quelques minutes après son passage dans l’allée. Une simple douche ne réussirait pas à affaiblir l’odeur. C’est un lavage à grand coup de jet qu’il lui faudrait. Et lorsqu’on lui demande de remédier à la situation, il finit par vous avouer qu’il est allé en camping, qu’il a gravé les Rocheuses il y a quatre jours et qu’en effet, il n’a pas encore pris de douche…

3. La diarrhée aiguë d’un voyage dans le Sud

Au retour des tout inclus en provenance du Mexique ou en passant par Cuba, c’est facile de savoir si je recommanderais l’hôtel où a séjourné mes passagers. S’ils font des allées et venues entre les toilettes et leurs sièges et qu’ils ont voyagé ensemble, c’est certain que je mets leur hôtel sur ma liste de la TOURISTA ALERTE.

À mon avis, tout agent de bord devrait porter obligatoirement un vaporisateur Febreze comme pièce d’uniforme. Prochaine demande dans la convention collective?

4. L’haleine du matin

Celle-là on ne s’en sort pas. J’ai vraiment tout essayé.  Comme tourner la tête pour éviter de faire un contact direct avec mon nez et cette brise buccale matinale. Mais le bruit assourdissant des moteurs m’oblige souvent à me rapprocher le plus possible du passager pour arriver à le comprendre et c’est là que je me fais souvent frapper par un jet-stream puant.

Le mot qui dégage le plus d’air: SUCRRRE! Un bon café avec du SUCRRRE! Car les lettres C et R agencées ensemble raclent la gorge. Ils la raclent fort je peux vous le dire! À L’AIDE!

via GIPHY

5. La vaginite

Dernière de ma liste et non la moindre. En fait, la pire si vous voulez mon avis. Car celle-là est sournoise. Elle s’attaque autant à la grand-mère qu’à la belle jeune femme. On ne la voit donc pas venir. Assise à manger ma salade dans la rangée d’équipage qui est située près des toilettes c’est souvent là que je me fais attaquée sans prévenir.

Une dame attend sagement son tour pour utiliser le cabinet. Elle porte une jupe courte. Le genre de jupe que je pourrais lui voir la petite culotte si je me baissais un peu.

Et là BANG! Je me fais frapper par une odeur de poisson. Pourtant, il n’y a pas de poisson dans ma salade.

OUCH! Ça me pique dans le nez. J’ai le goût d’atchoumer tellement l’odeur est forte. Désolée, mais je n’ai pas affaire à une p’tite vaginite qui pique mais bien à une VAGINOSE BACTÉRIENNE de grade avancé. Devrais-je appeler un médecin?


Vous aimeriez peut-être : Dans un avion, le jus d’orange ne sent pas l’orange.

Faites escale à : Le truc de l’oreille hypocrite

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2 août 2017
Par Jonathan Hilaire

5 mythes de l'aviation expliqués par un pilote

1- Les Trous d’air existent

FAUX! Ce que les gens appellent des «trous d’air» sont tout simplement des courants d’air convectifs. Les nuages se forment à partir d’une masse d’air chaud qui se condense au contact d’une masse d’air froid en prenant de l’altitude.

C’est comme en hiver lorsque vous sortez dehors. En parlant, l’air chaud sort de votre bouche et avec le -30 degrés extérieur, il se condense immédiatement en buée au contact de l’air froid.

Plus on prend de l’altitude, plus il fait froid et parfois votre avion se retrouve pris dans un ascenseur thermique qui le fait grimper. Naturellement, une fois sorti de cet ascenseur il faut redescendre …

L’appareil en retrouvant une masse d’air froid perd donc ce courant d’air ascendant qui peut donner l’impression d’un «trou d’air» et de cette sensation de «tomber».

2- Un avion sans moteur est une brique.

FAUX ! Les avions de ligne sont conçus pour être d’excellents planeurs. D’où la taille gigantesque de leurs ailes.

Sans moteur, l’avion est capable de planer sur de longues distances. Demandez donc l’avis du Commandant Piché

FAIT INTÉRESSANT: Tous les avions de ligne sont certifiés pour voler sur un seul moteur donc ne vous inquiétez pas, vous êtes entre bonnes mains 🙂

3- On ne peut pas perdre la trace d’un avion

Faux!  Nous l’avons vu avec la disparition du vol 370 de Malaysia Airlines. Les avions sont certes équipés de transpondeurs, de GPS, de systèmes d’envoi automatique de données à la compagnie et sont aussi détectables par les radars au sol, mais si par malheur une panne de ces systèmes survenait et que l’avion avait un problème en dehors des zones de couverture radar, il serait alors impossible de le retrouver…

Pour connaître tous les dessous de l’aviation procurez-vous les romans L’Hôtesse de l’air

4- L’avion vole seulement sur le pilote automatique.

ENCORE FAUX! La plupart du temps, le pilote automatique est utilisé pour alléger la charge de travail mais les pilotes ont toujours la capacité de prendre le contrôle des commandes.

La plupart des décollages et atterrissages se font manuellement pour parer à toute éventualité. Certaines compagnies préconisent d’engager le pilote automatique dès que le décollage est terminé alors que d’autres laissent libre champ au commandant de bord.

5. N’importe qui peut piloter un avion de ligne en cas de problème.

FAUX ! Si vous comptiez dire à votre agente de bord préférée : « Ne vous inquiétez pas madame, j’ai joué à un simulateur de vol à la maison et je peux vous aider à atterrir cet avion», et bien vous rêvez en couleurs.

Le pilotage d’un avion de ligne n’a rien d’anodin et est d’une complexité rare pour un néophyte. Alors en cas de problème, les wannabe John Wayne vont devoir rester attachés à leurs sièges et laisser les professionnels travailler 🙂

 

À propos de notre collaborateur


 

Élevé par une mère hôtesse de l’air qui l’a nourrit aux biberons de kérosène et non de lait, Jonathan tombe dans le bain de l’aviation dès le plus jeune âge. Vouant une addiction sans limites pour l’aviation et les voyages, il pilote des avions depuis l’âge de 15 ans et est actuellement étudiant en aviation pour devenir pilote de ligne et officie comme instructeur de simulateur de vol sur un Boeing 737 chez Aerosim.

Vous avez des questions concernant cet article, n’hésitez-pas à nous laisser un commentaire ci-bas ou suivez-nous sur Facebook, Instagram ou Youtube!

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27 mai 2017
Par Elizabeth Landry

Le Mystère du Jus de Tomate

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire sur le jus de tomate. Ça fait bien longtemps que je veux en parler car je dois l’avouer, je n’ai pas encore élucidé le « mystère du Jus de Tomate » dans l’avion. S’il y a quelqu’un qui peut me donner des explications à ce sujet, j’aimerais bien le savoir. Voilà, je me lance. Vous allez sûrement vous reconnaître.

Je n’ai pas de problème à servir du Pepsi. Je n’ai pas de problème à servir de l’eau. J’aime vraiment servir de l’eau. C’est simple et il n’en manque jamais. Je n’ai, par contre, aucun plaisir à servir un jus de tomate. Pourquoi?

Selon moi, personne ne boit du jus de tomate à la maison. Ce n’est pas un désaltérant par définition. On prend du jus de tomate lorsqu’on a faim ou bien en table d’hôte au restaurant. Ne venez pas me faire croire qu’un bon jus de tomate est le breuvage idéal à boire en tout temps. NON! C’est évidemment pas le cas. Pourtant, lorsqu’on part en voyage (et je m’inclus là-dedans), on dirait que c’est soudainement celui qui devient le plus populaire. Il est comme la peste.

Quand quelqu’un a le malheur d’en prendre un, il se propage en un clin d’oeil.

C’est simple, si Monsieur A  assis au hublot pense au fameux jus de tomate et à l’audace d’en demander un, alors soyez bien certain que Monsieur B et C en demandront aussi. Ensuite, s’en suivra Madame D et E. Par la suite, les Mademoiselles A, B et C de la rangée d’en arrière auront également entendu à travers les branches que l’on servait du jus de tomate à bord de cet avion et ils en boiront aussi. Si je suis chanceuse, j’aurai peut-être réussi à en donner qu’une dizaine sinon le mot ce sera déjà répandu à la vitesse de l’éclair et à la fin du vol, nous n’aurons plus de jus de tomate pour le retour. MERCI BEAUCOUP MONSIEUR A.

Je ne sais pas pourquoi c’est si populaire? Pourquoi ça me rend folle d’en donner? Tout simplement, parce que ça prend du temps à verser. À chaque fois que je l’ouvre, il y a un peu de jus de tomate qui part d’un côté ou de l’autre et qui va s’étendre sur mes doigts ou sur ma chemise blanche. Si je suis vraiment malchanceuse, ce jus de tomate rebelle ira sur la chemise d’un passager. Ça j’aime moins ça!

Ensuite, après avoir terminé notre service, on doit chercher toujours partout dans l’avion pour en remettre dans notre chariot. On va en avant et en arrière et on ouvre tous les compartiments et on demande à tout le monde «T’as-tu vu du jus de tomate?». On irait jusque dans le cargo à la limite pour en trouver. Ça me tape sur les nerfs, un point c’est tout! Mon truc maintenant, je donne la cannette! Par contre, le problème avec cette technique c’est que ça ne me fait pas sauver plus de temps parce qu’ils ne sont pas fous ces passagers. Ils se disent « Ah, elle donne la cannette ! ». Avoir une cannette, c’est sous-entendre qu’ils en auront bien plus à boire alors ils en veulent tous davantage. Bref, on s’en sort jamais. Avec tout ça, je pense que je vais retourner à mon ancienne méthode de le verser dans un verre.

De toute façon, pour votre information personnelle du jus de tomate ça fait péter! C’est très acide et en altitude ça donne des maux de ventre et ça fait avoir des gaz. Et oui, des petits gaz voire des gros gaz. Tout fait presque péter dans un avion mais spécialement le jus de tomate. Peut-être que vous y penserez à deux fois la prochaine fois pour ne pas incommoder votre voisin d’à côté.

SVP! N’en prenez plus!

Pour tenter d’élucider le mystère, cliquez ici.

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30 avril 2017
Par Elizabeth Landry

Comment je suis devenue agente de bord. La magie de la vie?

J’étais prédestinée à devenir agente de bord. Depuis longtemps qu’on me lançait: « Toi, tu devrais devenir hôtesse de l’air! ». C’est clair qu’à me voir partir comme ça à l’étranger chaque été, j’avais le profil de l’emploi. Mais je m’entêtais. J’allais terminer l’université, travailler dans un bureau, avoir une carrière importante BLA BLA BLA. Dans ma tête, (préjugés inclus), je ne pouvais finir à servir des PEPSI dans un avion.

J’avais tout faux! Être agent de bord, c’est bien plus que cela (comme vous l’avez sûrement compris en suivant mon blogue et mes livres). C’est des belles rencontres, des aventures différentes d’un vol à l’autre, l’ouverture sur le monde. C’est aussi porter plusieurs chapeaux: infirmière, psychologue, mécanicienne ou même d’être un système GPS 🙂

Bien sûr, la fatigue et le décalage horaire reste difficile à gérer ( et un jour si je change de métier, ils en seront la cause principale…) mais j’ai souvent le plaisir de me dire lorsque je travaille que je n’ai pas vu le temps passer. Pouvez-vous en dire autant de votre métier? (Si oui, faites m’en part dans les commentaires ci-bas.)

Je m’étais donnée six mois. Six mois pour essayer. Pour penser à ce que je voulais faire dans la vie. Dix ans plus tard, je suis encore là.

Vous vous demandez alors, étant donné que je ne voulais pas devenir agente de bord, pourquoi je le suis aujourd’hui?

La magie de la vie. Comme quoi des fois, si votre chemin est tel, la vie s’arrange pour vous le montrer.

Vous avez le goût de connaître les dessous du métier? C’est mon livre qu’il faut lire!

Un jour, je reçois l’appel d’une bonne amie à moi. Elle avait comme moi terminé l’université et se cherchait un peu. Elle avait postulé pour Air Canada à Vancouver et avait obtenu le poste.

« Applique! m’a-t-elle dit. Tu ne sais pas quoi faire. Tu n’as rien à perdre après tout…»

Comme j’étais vraiment perdue à ce moment de ma vie, j’ai décidé d’appliquer. Comme les entrevues à Montréal étaient terminées, ma mère m’a forcée de me rendre à Toronto. Je suis partie seule, bien motivée à dénicher l’emploi.

J’avais préparé des questions-réponses selon les recommandations de mon amie. Je les avais tellement répétées que je les savais par coeur.

Le jour de l’entrevue, trop stressée, j’ai réalisé la pire entrevue de ma vie en tutoyant, non pas 1 fois mais 2 fois mon interviewer!

Le courant ne passait pas entre elle et moi. Je ne me sentais pas bien. Un inconfort inexplicable.

Dans la salle d’attente, mon voisin s’est mis à me parler. Je lui ai dit que je ne pensais pas être choisie. C’est là qu’il m’a mentionné le nom d’une autre compagnie qui embauchait des agents de bord. Il avait aussi postulé pour celle-ci et je pouvais faire de même si je le voulais.

Je suis revenue bredouille de Toronto mais je ne me suis pas découragée. Dès mon retour, à 23h tapantes, j’ai envoyé mon application à l’autre compagnie. En pressant la touche ENTER, j’étais loin de me douter que je scellais ma carrière pour un bon bout de temps.

L’entrevue s’est bien déroulée. Non seulement parce que je savais quoi répondre (j’avais tellement appris mon texte que ça coulait naturellement) mais aussi parce qu’en entrant au siège social, une énergie positive me donnait le goût d’y rester. Il fallait que je travaille ici.

Mon métier, je l’aime pour ses hauts et ses bas (surtout quand ça me donne des bonnes anecdotes à raconter! ) mais aussi parce que j’ai été choisie par une compagnie qui a réussi à me faire tatouer sur le coeur son étoile bleue que je ne troquerais jamais pour une autre.

Alors voilà. Tout comme les quelques 80 collègues qui ont été embauchés en même temps que moi, je souffle mes bougies. Merci pour ces 10 ans avec vous ! L’aviation étant ce qu’elle est … une source inépuisable d’inspiration!

 

◊ Par souci de confidentialité, vous remarquerez que je ne nomme pas LA compagnie en question. Les indices sont là, faites vos déductions…  À noter que L’Hôtesse de l’air est une entité à part entière et que les propos exprimés sur ce blogue ne représentent pas ceux de mon employeur.

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