Chroniques

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10 novembre 2016
Par Elizabeth Landry

Elles sont hôtesses de l'air, créatives et inspirantes. Portraits de femmes hors du commun

Vous les avez peut-être déjà croisé à bord, un sourire au visage, en vous remettant le verre d’eau que vous leur avez demandé. Elles voyagent certes et adorent leur métier, mais elles sont plus que cela. Ce sont avant tout des femmes inspirantes et créatives qui s’abandonnent à leur passion une fois qu’elles ont touché le sol. Portraits d’hôtesses de l’air hors du commun.

Caroline Mercier

Agente de bord depuis 20 ans et créatrice des poupées doudous Madame Chouette

Région: Les Laurentides

Un soir en 2007, alors que son fils est malade, Caroline décide de lui apporter un peu de réconfort. Elle sort sa machine à coudre et réunit des bouts de tissus pour créer sa première poupée Madame Chouette.

De fil en anguille, les créations se succèdent. Des mères lui demandent de confectionner des poupées réconfortantes pour leur enfant. Caroline répond à la demande et va puiser son inspiration lors de ses nombreux voyages. Elle achète ses tissus en Europe ou dans des friperies, dont l’une à Rome.

Que rêve Caroline en secret? D’avoir son atelier dans une cabane perchée dans un arbre! Comme ça Madame Chouette, comme sa créatrice hôtesse de l’air, pourrait travailler dans les airs mais rester bien connectée à la terre ferme.

Un conseil pour nos passagers lecteurs qui prendront l’avion prochainement? Ne partez jamais sans votre petite laine! 😉

Retrouvez Madame Chouette sur Facebook ou par courriel: lescreationsdemadamechouette@hotmail.ca (35 $ la poupée incluant un sac à dos personnalisé)

Claudia Hamelin

Agente de bord depuis 2015 – Artiste Peintre et graphiste

Région: Montréal

Claudia est artiste-peintre et graphiste à son compte depuis des années mais il y a deux ans, grâce à son copain, elle décide de pousser sa vocation. Elle devient même agente de bord afin d’avoir plus de temps pour s’abandonner à sa passion… Son site web en ligne, elle fait son premier vernissage qui récolte des éloges. Quelle évidence! Ses toiles colorées, remplies de vivacité, donnent le goût de croquer dans la vie à pleines dents.

Quels sont ses rêves à long terme?

Pouvoir vendre plusieurs toiles et articles à l’effigie de ses oeuvres tout en continuant d’être agente de bord.

À la question: «Quel conseil donnerais-tu à tes passagers?», elle me répond de faire ce que vous aimez dans la vie et de suivre vos passions. Je crois que tu en es un bon exemple:)

Pour suivre Claudia alias Clo, visitez son site web www.claudiahamelin.com ou suivez-la sur Facebook ou sur son compte Instagram.

Geneviève Duffy-Vincelette

Agente de bord depuis 2011 et créatrice des maillots en tricot Palm & Pine.

Région: Montréal

Mis à part ses passions bien ancrées pour le surf, l’escalade, l’aventure et les voyages, Geneviève adore tricoter. Un jour alors qu’elle réalise que les tricots s’accumulent dans son appartement, elle décide de créer un morceau plus petit et facile à commercialiser. Elle conçoit alors ses propres patrons de maillots en se prenant elle comme modèle. Les designs allient ainsi un style bohème, très tendance qui inspire la mer, la plage et les palmiers, d’où la combinaison des mots PALM (rappelant l’océan qu’elle adore) et PINE (en hommage au Québec où conifères règnent en abondance).

Quelle est sa destination favorite? Le Costa Rica bien sûr! Elle y a vécu et y tire son inspiration. D’ailleurs, chaque modèle de maillot est nommé en l’honneur de son pays préféré comme les tops Nosara ou Arenal qui rappelle ses plages et ses volcans.

Un conseil pour nos passagers ? Dormez en tout temps, me répond-elle spontanément en riant. HAHA! Elle rectifie. Un simple «merci» et «s’il vous plaît» reste toujours apprécié.

Pour vous procurer ses magnifiques maillots en tricot de coton PALM & PINE, visitez sa boutique sur Etsy ou passez faire un tour sur sa page Facebook ou son compte Instagram.


À propos de l’auteure

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée de voyage, de surf, de plongée sous-marine et d’équitation. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Elle a vécu en Espagne et en Équateur et compte parmi ses destinations favorites, Hawaii, le Portugal, la Corse, le Brésil et bien d’autres car le monde reste à découvrir.

 

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27 octobre 2016
Par Annie-Pier Coutu

Les flatulences, un bruit et une odeur gênante, surtout à 36 000 pieds!

Qui n’a jamais eu le goût de libérer des gaz dans un avion? En d’autres termes de péter à 36 000 pieds? C’est presque impossible de ne pas le faire…

Logiquement selon les lois de la physique, la pression en cabine lorsqu’en vol est moindre que sur la terre ferme.

Ainsi, les gaz prennent de l’expansion en altitude et même ceux qui se retrouvent dans vos intestins, au grand dam des autres passagers.

Étant agente de bord depuis presque 9 ans, je connais, ou plutôt, je sens très bien les mauvaises odeurs dans l’avion. Il est gênant dû à la proximité des uns et des autres, mais parfois inévitable de se soulager avec un petit pet.

En fait, les flatulences et les ballonnements digestifs indiquent un déséquilibre de la flore intestinale et un certain degré de malabsorption des nutriments. Il y a donc une façon de prévenir, ou à tout le moins, de réduire la production de gaz qui se formerait en trop grande quantité dans votre corps. Voici quelques conseils pour vos prochains voyages en avion.

Que faire pour éviter de trop gonfler à bord?

Les essentiels

•   Mangez lentement et bien mastiquer les aliments. Cela paraît évident, mais souvent négligé. La mastication complète aide à la digestion adéquate des aliments.

•   Mauvaise nouvelle… Évitez les boissons gazeuses, boissons aux fruits, le thé glacé et autres boissons sucrées et/ou gazeuses. Préférez les tisanes, le thé vert, l’eau avec du citron ou simplement diminuez votre consommation de jus en le diluant de moitié avec de l’eau.

•   Diminuez les aliments gazogènes comme les:

  • Crucifères: (chou, brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles, radis, navet)

Ce type de légumes engendre des gaz, car ils contiennent beaucoup de soufre qui rendent vos flatulences nauséabondes.

  • Grosses légumineuses
  • Solanacées (aubergine, poivron, tomate, pomme de terre)

•   Évitez les fruits et les sucreries aux repas. Les fruits se digèrent plus rapidement que les autres aliments et devraient être absorbés avant les repas ou en collation pour éviter les fermentations et les gaz.

•   Favorisez les fibres dans l’alimentation, surtout grâce aux légumes verts et aux céréales entières. Les fibres jouent un rôle primordial dans la santé de la flore intestinale car elles nettoient mécaniquement l’intestin.

•   Consommez beaucoup d’épices et de fines herbes soit en tisane ou ajoutées à vos repas, surtout cumin, fenouil et cardamome.

Ces épices vous aideront à disperser les gaz intestinaux et à prévenir leur formation grâce aux huiles essentielles qu’elles contiennent. En fait, celles-ci détendent les muscles lisses (les muscles des organes internes), ce qui soulage les crampes au système digestif.

•   Atténuez le stress et l’anxiété en étant prévoyant et organisé lors de vos déplacements.

Repas à consommer à bord

Ouf, vous n’êtes pas chanceux mais la majorité des aliments offerts à bord n’améliorent en rien la production des gaz. On retrouve dans les plats proposés trop de féculents (pain, pomme de terre) et pas assez de légumes.

Saviez-vous que les flatulences nauséabondes sont souvent associées à la mauvaise digestion des protéines tandis que les flatulences bruyantes sont associées à la digestion des féculents et des sucres?

En fait, la combinaison idéale dans l’avion est la consommation d’aliments végétariens ou d’emporter une salade avec protéines et crudités.

Si vous êtes prévoyant, vous pouvez préparer avant le départ votre propre repas pour le vol (oui vous avez le droit!). Plusieurs personnes l’ignorent, mais il est autorisé, même préférable, d’apporter votre nourriture dans l’avion si vous avez une intolérance alimentaire ou un système digestif plus sensible. N’oubliez pas qu’elle ne doit pas contenir de liquide, gel ou crème de plus de 100 ml (pas de yogourt, sauce ou vinaigrette en grande quantité).

Apportez votre tisane à bord !

Vous pouvez aussi apporter votre propre tisane à bord et demander aux agents de bord de l’eau chaude pour les infuser. Les infusions à base de graines de fenouil, graines de carvi, anis, graines de cardamome ou de menthe poivrée vous aideront à enrayer les gaz gastriques et intestinaux.

Bon vol!

Fait intéressant

Des spécialistes ont publié en 2013 leurs travaux dans le New Zealand Medical Journal indiquant qu’il n’est pas bon de retenir ses flatulences en avion et suggèrent que les coussins des sièges contiennent du charbon absorbant pour accommoder les passagers. Une idée intéressante, mais d’ici là, prévoyez vos consommations.


Un mot sur notre collaboratrice!

Annie-Pier Coutu est agent de bord pour une grande compagnie aérienne canadienne. Elle est passionnée par le bien-être des gens et a fondé sa propre compagnie de produits naturels. Elle possède plusieurs formations dans le domaine dont la massothérapie, la naturopathie, professeur de yoga et bientôt la méditation pleine conscience. Suivez-la sur Facebook ou sur www.herbanie.com.

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11 octobre 2016
Par Elizabeth Landry

Les 10 types de voyageurs les plus agaçants

Pour fuir le froid hivernal qui s’en vient, plusieurs d’entre vous s’envoleront vers les chaleurs du Sud. Dans l’avion, en route vers votre destination soleil, vous aurez comme voisin un bavard qui ne vous laissera pas dormir. Vous grincerez des dents pendant quatre heures. Et là, surprise ! Il se dirigera dans le même bus que vous, vers le même hôtel.

Oups! Vous êtes plutôt cet individu qui titille nos nerfs, mais vous ne le savez pas. Voici 10 types de voyageurs très agaçants en espérant que vous n’en faites pas partie…

1.     Le Pollueur

À la maison, vous n’oseriez jamais ! Sauf que vous vous trouvez dans un autre pays, sur une plage bondée de monde. Personne ne vous verra… Après avoir englouti des margaritas et quelques bières contenues dans des verres en plastique, vous les remplissez de sable pour qu’ils ne s’envolent pas mais lorsque vous quittez la plage, vous oubliez d’en disposer adéquatement dans la poubelle. Vous vous dites : «Je suis en vacances !» Bien sûr, mais la planète Terre ne l’est pas !

 

2.     Le voleur de chaise

En sortant de la discothèque de l’hôtel, pour vous assurer une bonne place au soleil le lendemain, vous déposez votre serviette de plage sur l’un des transats en bordure de mer. Si vous avez oublié de mettre en œuvre votre stratagème, vous vous levez tôt, bien avant le chant du coq et réservez le plus de chaises possible. Une serviette en bloque trois. Vous ne reviendrez pas avant midi. Brillant ou égoïste ?

 

3.     La mannequin

Vous prenez des heures à vous préparer. Mieux vaut que vous vous leviez avant nous pour vous assurer d’être prête à temps. Le miroir est votre meilleur ami. Vos cheveux doivent être coiffés à la perfection même pour aller vous baigner. Vous ne quittez jamais la chambre sans avoir appliqué votre mascara, et ce, même pour une excursion en montagne. Pas question que les singes de la savane vous voient sans votre fond de teint. Qu’est-ce qui pourrait se passer ?

 

4.     Le passager qui se croit déjà dans le Sud

Vous arrivez à moitié habillé dans l’avion. La chemise ouverte pour lui et la robe soleil pour elle. Les sandales aux pieds pour les deux. Vous, chère dame, chialez parce qu’il fait froid. Normal, vous êtes presque en bikini et la chaleur du Sud n’arrive que dans quatre heures. À mi-trajet, vous êtes saouls. Parlez fort. Dérangez. Vous vous croyez déjà dans votre tout inclus. Quant à nous, nous prions en silence pour que vous ne dormiez pas à notre hôtel.

 

5.     Les mauvais parents

À la maison, vos enfants ne suivent aucune règle. En vacances, même chose. Ils crient haut et fort, courent autour de la table, tirent du sable dans le visage des autres vacanciers. Vous les sermonnez, sourire en coin, d’un simple « Ce n’est pas bien fiston ! ». Dans l’avion, vous vous assoupissez pendant que vos enfants parcourent l’allée ou font des grimaces aux passagers d’en arrière. Sans le savoir, vous réussissez à gâcher les vacances des autres. Sans vous, le concept des hôtels 18 ans et plus n’aurait pas sa raison d’être.

6.     Le dépendant virtuel

Vous racontez votre journée dans les moindres détails sur les réseaux sociaux. « Je vais au marché. J’ai mangé une pomme. Belle rencontre avec Monsieur ou Madame X ». À vous lire, on se demande où vous prenez le temps de vivre ces expériences, car vous semblez actif à temps plein sur le Net. Vous avez besoin de votre communauté virtuelle pour vous sentir vivant. Le pauvre voyageur qui vous accompagne devient bon deuxième derrière vos nombreux amis Facebook. Un selfie avec ça ?

7.     L’envahisseur

Vous voyagez seul et avez besoin de socialiser avec tout le monde. Les proies sont multiples : le couple d’amoureux, votre voisin dans l’avion, sur la plage, à la boutique hors-taxe. Vous vous appropriez notre espace personnel et ne notez pas notre indifférence. Vous parlez sans arrêt, posez des questions sans rien récolter en retour. Que des « Ah » ou des « Hum ». Sans succès, nous essayons de vous démontrer notre désintéressement. Pour contrer votre attaque, toutes les excuses sont bonnes. « J’ai besoin d’aller aux toilettes. » « Mon mari m’attend. » Si nous sommes pris au piège, les écouteurs s’avèrent notre meilleur ami.

8.     Le perdu

Vous oubliez tout. Votre portefeuille, vos lunettes de soleil, votre sac à dos. Nous devons faire demi-tour pour récupérer ce que vous avez oublié et nous prenons du retard sur l’horaire. À la fin du voyage, nous sommes devenu votre mère : « As-tu ton passeport ? Ton appareil photo ? Ton cerveau ? »

9.     Le planificateur extrême

Réveil à sept heures. Petit-déjeuner à huit. Excursion à neuf. Diner à midi. Pendant la journée, une proposition alléchante vous est proposée ce qui changerait l’itinéraire. Ça semble intéressant sauf que ce n’était pas prévu à l’horaire alors pas question d’accepter. Bye bye la découverte d’une plage déserte. Votre manque de flexibilité est d’une lourdeur. Et votre présence aussi…

10. Le Chialeux

Rien n’est assez beau, assez propre ou assez bon. Chez vous, c’est toujours mieux. Le service à la clientèle du restaurant ne fait pas le poids comparé à celui dans votre quartier. Le matelas est trop dur. L’hôtel trop bruyant. De retour à la maison, vous chialez encore…

 *article ayant déjà été publié par MSN.ca

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5 avril 2016
Par Elizabeth Landry

Des diamants dans les homards d'Halifax

Je suis assise à mon strapontin (jumpseat) depuis une bonne heure, car depuis notre départ d’Halifax en Nouvelle-Écosse, les conditions météo m’empêchent de me lever et d’aller me déhancher dans l’allée. Le commandant annonce qu’une tempête fait rage près des côtes américaines. De mon point de vue, je dirais que c’est une bonne dose de nuages enragés qui nous font bouger d’un côté et de l’autre mais ça ne m’empêche pourtant pas de sentir mes paupières s’alourdir.

Je me suis levée à 3 h am et après des allers-retours entre Cuba, la République Dominicaine et les nombreux pubs d’Halifax où le folklore bat son plein, le sommeil me gagne. Je regarde les passagers assis devant moi. La dame et son mari me fixent depuis un moment. Je leur souris. «Vous êtes fatiguée?», qu’ils me demandent.

Je ne peux cacher mon manque d’énergie apparent. «C’est qu’assise ainsi pendant trop longtemps sans rien faire, c’est endormant.» La dame approuve car à ma défense, elle dormait avant même que l’on soit en vol. Je décroche le combiné pour appeler mon collègue de l’autre côté de l’allée.

«C’est quoi ton pays préféré?», lui demandai-je pour faire la conversation.

Il hésite. Il en a tellement visité qu’il ne sait plus lequel il préfère. En fait, il les aime tous. La Croatie, la Serbie, le Japon. Il arrive justement de la Colombie et de l’Équateur.

«Tu as passé combien de temps en Équateur?», le questionnai-je entre deux secousses.

«4 jours», répond-il bonnement.

«Tu te fous de moi? C’est loin l’Équateur pour quatre jours!»

Mon collègue est hyperactif. Il ne dort jamais. Quoique là, il a attrapé une petite grippe. C’est sans doute son saut de folie entre Quito et Montañita (super endroit d’ailleurs) qui l’a tué.

Soudain, je ressens un haut-le-coeur a être tournée de côté. Je raccroche pour regarder tout droit afin de reprendre mes esprits. Il ne faudrait surtout pas que je déverse le peu que j’ai englouti ce matin sur le charmant couple assis devant moi.

Pour passer le temps, je fredonne dans ma tête Take Me Home, Country Roads, une chanson de la veille qui m’aura fait danser (vidéo en fin d’article). Le signal des ceintures s’éteint enfin et je me lève afin de commencer les services à bord.

Ce sera bref. Une heure plus tard la descente commence et je suis de retour assise devant le mari et la dame

«Vous vous êtes réveillée finalement?», me lance la femme en me voyant m’asseoir plus pimpante qu’auparavant.

J’approuve et maintenant un peu plus en forme, je me décide à lui faire la conversation.

«Vous vivez à Halifax?»

«Tout près, me dit-elle. Nous vivons à Peggys Cove»

Mes yeux s’agrandissent. C’est là il me semble qu’un avion de SwissAir a sombré dans l’océan en 1998.

«Mon mari est pêcheur. Pendant une semaine, lui et ses collègues ont ramassé les débris. C’était atroce», précise-t-elle sans trop élaborer sur le sujet.

Je n’ose pas lui demander de décrire davantage, gênée par ma curiosité. Je parle plutôt de la cause de l’écrasement. «Un feu à bord», précisai-je en tentant de me rappeler les détails. Le sujet touche tant de passagers que plusieurs aux alentours apportent leur contribution. «C’est mon frère et son ami qui ont été les premiers sur le lieu de l’accident», ajoute un.

À les écouter, je note une fébrilité encore existante face à ce terrible évènement. Captivée par la conversation, le train d’atterrissage sort et je ne le remarque même pas. Soudain, la dame assise devant mon strapontin s’avance vers moi comme pour me souffler un secret.

«Vous savez, on dit qu’à bord du Suissair, il y avait des millions de diamants. Tous les pêcheurs de la côte rêvent du jour où ils tomberont sur la prise du siècle. Qui sait si l’un des homards n’aura pas ingurgité par mégarde un diamant perdu…»

Je souris en m’imaginant la surprise du pêcheur ou plutôt du client au restaurant qui croque dans la pince rouge du crustacé et manque d’avaler la pierre précieuse. Et puis, j’entends le boom de l’appareil contre la piste. Mes passagers applaudissent et pour la première fois dans ma carrière d’agent de bord, moi aussi! J’applaudis de bon coeur sans m’en rendre compte, comme si j’étais l’une des leurs, heureuse moi-aussi d’aller passer du temps à Punta Cana. C’est l’effet que font les Néo-Écossais sur moi, j’ai l’impression de faire partie de la gang!

Fait: Aucun des 229 passagers du vol qui effectuait la liaison New York-Genève n’a survécu. Parmi eux, on comptait un prince saoudien, le proche d’un ancien shah d’Iran et des hauts fonctionnaires onusiens. Des diamants et des pierres précieuses d’une valeur de 500 millions de dollars n’ont, par ailleurs, jamais été retrouvés. (source: Radio-Canada)

 

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