Chroniques

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16 novembre 2016
Par Elizabeth Landry

Comment devenir agent de bord au Québec et hôtesse de l'air en France?

Qu’il est mystérieux mon métier! Je pense que je pourrais écrire une thèse à son sujet et qu’après encore 500 pages, il susciterait des points d’interrogation. La plupart d’entre vous me questionne pour plusieurs raisons mais celle qui revient davantage est «Comment faire pour devenir hôtesse de l’air?» Voici donc un abrégé de la situation.

Le métier d’hôtesse de l’air en France versus au Québec?

D’abord, vous devez savoir que le processus d’embauche est différent d’un continent à l’autre.

On parle les deux le français mais en France, devenir PNC (personnel naviguant commercial) est plus compliqué qu’au Québec.

Au Québec, comment ça marche?

Pour travailler à 36 000 pieds, il faut attendre que les compagnies aériennes embauchent.  Vous devez donc visiter leurs sites internet régulièrement afin de savoir s’il y a des ouvertures de postes. Une fois que l’appel d’offres est disponible, lisez les exigences, mais en général elles ressemblent un peu à ça:

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Être de citoyenneté canadienne ou avoir le statut de résident permanent
  • Détenir un Diplôme d’Études secondaires ou l’équivalent
  • Être bilingue (français et anglais)
  • La maîtrise d’une troisième, voire d’une quatrième langue est un atout.
  • Avoir accumulé de l’expérience dans le domaine du service à la clientèle

Lorsque vous serez convoqué pour une entrevue et que la compagnie retiendra votre candidature, vous devrez par la suite:

  • passer un examen médical afin de s’assurer que vous êtes en bonne santé

Si cette étape se passe bien, c’est la compagnie qui vous formera pendant un nombre x de semaines (généralement entre 4 et 6 semaines). Vous devez réussir cette formation et également subir une enquête de sécurité et de fiabilité auprès de Transport Canada qui devra s’avérer positive.

Vous avez le goût de connaître les dessous du métier? C’est mon livre qu’il faut lire!

En France, comment ça marche?

La grosse différence entre le Québec et la France c’est que dans l’Hexagone, il faut d’abord suivre par soi-même une formation professionnelle avant de pouvoir même postuler pour un poste d’hôtesse de l’air auprès d’une compagnie aérienne.

Comment s’appelle cette formation? Avant elle s’appelait CSS (Certificat sécurité sauvetage) pour devenir en 2008, CFS (Certificat formation sécurité) pour encore être renommée en 2013 CCA (Cabin Crew Attestation). Tous ces termes sont la même chose mais maintenant il faut utiliser CCA.

Vous ne pouvez pas appliquer pour une compagnie comme Air France, si vous n’avez pas en poche votre certificat réussi, celui-ci ayant été délivré par des écoles de formations agréées par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile).

Avant de vous inscrire et de payer une telle formation, vous devez vous assurer de répondre aux exigences:

  • Avoir entre 18 et 35 ans.
  • Mesurer un minimum de 1 mètre 58 pour les filles et minimum de 1 mètre 68 pour les garçons avec une bonne harmonie taille / poids.
  • Être Français ou un ressortissant de l’Union Européenne.
  • Détenir un BAC. (Air France demande la photocopie du BAC pour votre candidature, les autres demandent un niveau terminal avec une bonne culture générale)
  • Être en bonne santé. (Il faut obtenir l’attestation d’aptitude physique et mentale auprès d’un centre médical approuvé par le CEMPN (Centre d’expertise médicale du personnel navigant). Voir une autre liste ici.
  • Parler bien l’anglais.
  • Il faut savoir nager : attestation de 50 m en moins de 2 minutes demandée par la Direction générale de l’aviation civile pour passer l’examen pratique

Questions fréquentes:

Au Québec, les formations offertes par le Collège Sigma ou le Collège April-Fortier sont-elles requises pour être embauché par les compagnies aériennes canadiennes?

Non. La plupart des compagnies aériennes vous offrent elles-mêmes une formation adaptée à leurs besoins respectifs, car vous apprenez en détail les mesures de sécurité propres à chaque type de leurs appareils.

Par contre, bien que non requises, ces formations offertes par des collèges privés peuvent tout de même vous offrir un avantage sur d’autres candidats lors de la sélection. Par exemple, vous serez initié au Lexique de Transport Canada, à la réglementation gouvernementale ou à connaître les responsabilités de l’agent de bord ce qui pourrait vous aider à offrir une meilleure performance en entrevue.

L’entrevue? Que faut-il savoir?

Sans trop vous dévoiler des secrets car les compagnies aériennes désirent garder ce processus assez mystérieux, je peux tout de même vous donner quelques indications pour maximiser vos chances de réussite.

  • Priorisez une tenue professionnelle qui inspire déjà l’image d’un uniforme

Ayez l’air professionnel et incarnez l’image d’un agent de bord. Ce qui veut dire: une chemise, un veston, une jupe ou un pantalon propre. Pas de décolleté plongeant. Attachez-vous les cheveux et soyez bien mis. Oubliez votre désir de vous démarquer par votre style. C’est par l’attitude qu’il faudra le faire.

  • Soyez souriant et naturel
  • Souvenez-vous des tâches premières d’un agent de bord qui sont la sécurité et la sûreté des passagers et des membres d’équipage.
  • Rappelez-vous que les voyages ne sont pas une priorité dans l’obtention du poste.
  • Inspirez la patience, la capacité de travailler en équipe et une grande capacité d’adaptation
  • Donnez le goût à votre intervieweur de travailler avec vous!

Quel est le salaire moyen d’un agent de bord à ses débuts?

Le salaire d’un agent de bord varie selon la compagnie pour laquelle il travaille, son ancienneté, son poste (chef de cabine ou directeur de vol par exemple), les primes de vol qu’il obtient et le nombre d’heures volées dans le mois.

En France, le salaire mensuel net débuterait autour de 1200 € (+ primes de vol) et en fin de carrière, il pourrait atteindre 3500 €.

Au Québec, le salaire moyen d’un agent de bord tourne autour de 30 000 $ par année. Chaque compagnie détient son propre barème de salaire mais lorsque l’on commence, ça peut tourner autour de 24 $ de l’heure, ce qui est très peu étant donné que les lois en matière de transport aérien ne permettent pas de voler plus d’un certain nombre d’heures par mois. Le salaire approximatif des nouveaux agents de bord tourne alors autour de 22 000 $ par année…

Pour avoir plus de détails sur le salaire moyen de chaque compagnie, vous pouvez consulter le site GlassDoor.ca qui donne une approximation pour plusieurs compagnies aériennes canadiennes.

Puis-je avoir un deuxième emploi pour arrondir mes fins de mois?

En effet, plusieurs nouveaux agents de bord détiennent un autre emploi lorsqu’ils commencent. Si votre deuxième employeur est compréhensif et flexible, car vos horaires de vol changent d’un mois à l’autre, vous ne devriez pas avoir de problèmes.

Quel est l’horaire type d’un agent de bord?

À cette question, je vous suggère de consulter mon article Le métier d’agent de bord, un métier méconnu, qui pourra certainement vous éclairer davantage. En parcourant aussi les commentaires en bas de page de l’article vous trouverez plusieurs réponses à vos questions.

Je vous souhaite bonne chance dans la quête de votre future carrière et bon vol!

Pour connaître les dessous du métier, c’est mon livre qu’il faut lire!

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10 novembre 2016
Par Elizabeth Landry

Elles sont hôtesses de l'air, créatives et inspirantes. Portraits de femmes hors du commun

Vous les avez peut-être déjà croisé à bord, un sourire au visage, en vous remettant le verre d’eau que vous leur avez demandé. Elles voyagent certes et adorent leur métier, mais elles sont plus que cela. Ce sont avant tout des femmes inspirantes et créatives qui s’abandonnent à leur passion une fois qu’elles ont touché le sol. Portraits d’hôtesses de l’air hors du commun.

Caroline Mercier

Agente de bord depuis 20 ans et créatrice des poupées doudous Madame Chouette

Région: Les Laurentides

Un soir en 2007, alors que son fils est malade, Caroline décide de lui apporter un peu de réconfort. Elle sort sa machine à coudre et réunit des bouts de tissus pour créer sa première poupée Madame Chouette.

De fil en anguille, les créations se succèdent. Des mères lui demandent de confectionner des poupées réconfortantes pour leur enfant. Caroline répond à la demande et va puiser son inspiration lors de ses nombreux voyages. Elle achète ses tissus en Europe ou dans des friperies, dont l’une à Rome.

Que rêve Caroline en secret? D’avoir son atelier dans une cabane perchée dans un arbre! Comme ça Madame Chouette, comme sa créatrice hôtesse de l’air, pourrait travailler dans les airs mais rester bien connectée à la terre ferme.

Un conseil pour nos passagers lecteurs qui prendront l’avion prochainement? Ne partez jamais sans votre petite laine! 😉

Retrouvez Madame Chouette sur Facebook ou par courriel: lescreationsdemadamechouette@hotmail.ca (35 $ la poupée incluant un sac à dos personnalisé)

Claudia Hamelin

Agente de bord depuis 2015 – Artiste Peintre et graphiste

Région: Montréal

Claudia est artiste-peintre et graphiste à son compte depuis des années mais il y a deux ans, grâce à son copain, elle décide de pousser sa vocation. Elle devient même agente de bord afin d’avoir plus de temps pour s’abandonner à sa passion… Son site web en ligne, elle fait son premier vernissage qui récolte des éloges. Quelle évidence! Ses toiles colorées, remplies de vivacité, donnent le goût de croquer dans la vie à pleines dents.

Quels sont ses rêves à long terme?

Pouvoir vendre plusieurs toiles et articles à l’effigie de ses oeuvres tout en continuant d’être agente de bord.

À la question: «Quel conseil donnerais-tu à tes passagers?», elle me répond de faire ce que vous aimez dans la vie et de suivre vos passions. Je crois que tu en es un bon exemple:)

Pour suivre Claudia alias Clo, visitez son site web www.claudiahamelin.com ou suivez-la sur Facebook ou sur son compte Instagram.

Geneviève Duffy-Vincelette

Agente de bord depuis 2011 et créatrice des maillots en tricot Palm & Pine.

Région: Montréal

Mis à part ses passions bien ancrées pour le surf, l’escalade, l’aventure et les voyages, Geneviève adore tricoter. Un jour alors qu’elle réalise que les tricots s’accumulent dans son appartement, elle décide de créer un morceau plus petit et facile à commercialiser. Elle conçoit alors ses propres patrons de maillots en se prenant elle comme modèle. Les designs allient ainsi un style bohème, très tendance qui inspire la mer, la plage et les palmiers, d’où la combinaison des mots PALM (rappelant l’océan qu’elle adore) et PINE (en hommage au Québec où conifères règnent en abondance).

Quelle est sa destination favorite? Le Costa Rica bien sûr! Elle y a vécu et y tire son inspiration. D’ailleurs, chaque modèle de maillot est nommé en l’honneur de son pays préféré comme les tops Nosara ou Arenal qui rappelle ses plages et ses volcans.

Un conseil pour nos passagers ? Dormez en tout temps, me répond-elle spontanément en riant. HAHA! Elle rectifie. Un simple «merci» et «s’il vous plaît» reste toujours apprécié.

Pour vous procurer ses magnifiques maillots en tricot de coton PALM & PINE, visitez sa boutique sur Etsy ou passez faire un tour sur sa page Facebook ou son compte Instagram.


À propos de l’auteure

Elizabeth Landry est agente de bord et une vraie passionnée de voyage, de surf, de plongée sous-marine et d’équitation. Elle dirige le blogue L’Hôtesse de l’air depuis 2010 et a écrit trois romans à succès du même nom. Elle a vécu en Espagne et en Équateur et compte parmi ses destinations favorites, Hawaii, le Portugal, la Corse, le Brésil et bien d’autres car le monde reste à découvrir.

 

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27 octobre 2016
Par Annie-Pier Coutu

Les flatulences, un bruit et une odeur gênante, surtout à 36 000 pieds!

Qui n’a jamais eu le goût de libérer des gaz dans un avion? En d’autres termes de péter à 36 000 pieds? C’est presque impossible de ne pas le faire…

Logiquement selon les lois de la physique, la pression en cabine lorsqu’en vol est moindre que sur la terre ferme.

Ainsi, les gaz prennent de l’expansion en altitude et même ceux qui se retrouvent dans vos intestins, au grand dam des autres passagers.

Étant agente de bord depuis presque 9 ans, je connais, ou plutôt, je sens très bien les mauvaises odeurs dans l’avion. Il est gênant dû à la proximité des uns et des autres, mais parfois inévitable de se soulager avec un petit pet.

En fait, les flatulences et les ballonnements digestifs indiquent un déséquilibre de la flore intestinale et un certain degré de malabsorption des nutriments. Il y a donc une façon de prévenir, ou à tout le moins, de réduire la production de gaz qui se formerait en trop grande quantité dans votre corps. Voici quelques conseils pour vos prochains voyages en avion.

Que faire pour éviter de trop gonfler à bord?

Les essentiels

•   Mangez lentement et bien mastiquer les aliments. Cela paraît évident, mais souvent négligé. La mastication complète aide à la digestion adéquate des aliments.

•   Mauvaise nouvelle… Évitez les boissons gazeuses, boissons aux fruits, le thé glacé et autres boissons sucrées et/ou gazeuses. Préférez les tisanes, le thé vert, l’eau avec du citron ou simplement diminuez votre consommation de jus en le diluant de moitié avec de l’eau.

•   Diminuez les aliments gazogènes comme les:

  • Crucifères: (chou, brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles, radis, navet)

Ce type de légumes engendre des gaz, car ils contiennent beaucoup de soufre qui rendent vos flatulences nauséabondes.

  • Grosses légumineuses
  • Solanacées (aubergine, poivron, tomate, pomme de terre)

•   Évitez les fruits et les sucreries aux repas. Les fruits se digèrent plus rapidement que les autres aliments et devraient être absorbés avant les repas ou en collation pour éviter les fermentations et les gaz.

•   Favorisez les fibres dans l’alimentation, surtout grâce aux légumes verts et aux céréales entières. Les fibres jouent un rôle primordial dans la santé de la flore intestinale car elles nettoient mécaniquement l’intestin.

•   Consommez beaucoup d’épices et de fines herbes soit en tisane ou ajoutées à vos repas, surtout cumin, fenouil et cardamome.

Ces épices vous aideront à disperser les gaz intestinaux et à prévenir leur formation grâce aux huiles essentielles qu’elles contiennent. En fait, celles-ci détendent les muscles lisses (les muscles des organes internes), ce qui soulage les crampes au système digestif.

•   Atténuez le stress et l’anxiété en étant prévoyant et organisé lors de vos déplacements.

Repas à consommer à bord

Ouf, vous n’êtes pas chanceux mais la majorité des aliments offerts à bord n’améliorent en rien la production des gaz. On retrouve dans les plats proposés trop de féculents (pain, pomme de terre) et pas assez de légumes.

Saviez-vous que les flatulences nauséabondes sont souvent associées à la mauvaise digestion des protéines tandis que les flatulences bruyantes sont associées à la digestion des féculents et des sucres?

En fait, la combinaison idéale dans l’avion est la consommation d’aliments végétariens ou d’emporter une salade avec protéines et crudités.

Si vous êtes prévoyant, vous pouvez préparer avant le départ votre propre repas pour le vol (oui vous avez le droit!). Plusieurs personnes l’ignorent, mais il est autorisé, même préférable, d’apporter votre nourriture dans l’avion si vous avez une intolérance alimentaire ou un système digestif plus sensible. N’oubliez pas qu’elle ne doit pas contenir de liquide, gel ou crème de plus de 100 ml (pas de yogourt, sauce ou vinaigrette en grande quantité).

Apportez votre tisane à bord !

Vous pouvez aussi apporter votre propre tisane à bord et demander aux agents de bord de l’eau chaude pour les infuser. Les infusions à base de graines de fenouil, graines de carvi, anis, graines de cardamome ou de menthe poivrée vous aideront à enrayer les gaz gastriques et intestinaux.

Bon vol!

Fait intéressant

Des spécialistes ont publié en 2013 leurs travaux dans le New Zealand Medical Journal indiquant qu’il n’est pas bon de retenir ses flatulences en avion et suggèrent que les coussins des sièges contiennent du charbon absorbant pour accommoder les passagers. Une idée intéressante, mais d’ici là, prévoyez vos consommations.


Un mot sur notre collaboratrice!

Annie-Pier Coutu est agent de bord pour une grande compagnie aérienne canadienne. Elle est passionnée par le bien-être des gens et a fondé sa propre compagnie de produits naturels. Elle possède plusieurs formations dans le domaine dont la massothérapie, la naturopathie, professeur de yoga et bientôt la méditation pleine conscience. Suivez-la sur Facebook ou sur www.herbanie.com.

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11 octobre 2016
Par Elizabeth Landry

Les 10 types de voyageurs les plus agaçants

Pour fuir le froid hivernal qui s’en vient, plusieurs d’entre vous s’envoleront vers les chaleurs du Sud. Dans l’avion, en route vers votre destination soleil, vous aurez comme voisin un bavard qui ne vous laissera pas dormir. Vous grincerez des dents pendant quatre heures. Et là, surprise ! Il se dirigera dans le même bus que vous, vers le même hôtel.

Oups! Vous êtes plutôt cet individu qui titille nos nerfs, mais vous ne le savez pas. Voici 10 types de voyageurs très agaçants en espérant que vous n’en faites pas partie…

1.     Le Pollueur

À la maison, vous n’oseriez jamais ! Sauf que vous vous trouvez dans un autre pays, sur une plage bondée de monde. Personne ne vous verra… Après avoir englouti des margaritas et quelques bières contenues dans des verres en plastique, vous les remplissez de sable pour qu’ils ne s’envolent pas mais lorsque vous quittez la plage, vous oubliez d’en disposer adéquatement dans la poubelle. Vous vous dites : «Je suis en vacances !» Bien sûr, mais la planète Terre ne l’est pas !

 

2.     Le voleur de chaise

En sortant de la discothèque de l’hôtel, pour vous assurer une bonne place au soleil le lendemain, vous déposez votre serviette de plage sur l’un des transats en bordure de mer. Si vous avez oublié de mettre en œuvre votre stratagème, vous vous levez tôt, bien avant le chant du coq et réservez le plus de chaises possible. Une serviette en bloque trois. Vous ne reviendrez pas avant midi. Brillant ou égoïste ?

 

3.     La mannequin

Vous prenez des heures à vous préparer. Mieux vaut que vous vous leviez avant nous pour vous assurer d’être prête à temps. Le miroir est votre meilleur ami. Vos cheveux doivent être coiffés à la perfection même pour aller vous baigner. Vous ne quittez jamais la chambre sans avoir appliqué votre mascara, et ce, même pour une excursion en montagne. Pas question que les singes de la savane vous voient sans votre fond de teint. Qu’est-ce qui pourrait se passer ?

 

4.     Le passager qui se croit déjà dans le Sud

Vous arrivez à moitié habillé dans l’avion. La chemise ouverte pour lui et la robe soleil pour elle. Les sandales aux pieds pour les deux. Vous, chère dame, chialez parce qu’il fait froid. Normal, vous êtes presque en bikini et la chaleur du Sud n’arrive que dans quatre heures. À mi-trajet, vous êtes saouls. Parlez fort. Dérangez. Vous vous croyez déjà dans votre tout inclus. Quant à nous, nous prions en silence pour que vous ne dormiez pas à notre hôtel.

 

5.     Les mauvais parents

À la maison, vos enfants ne suivent aucune règle. En vacances, même chose. Ils crient haut et fort, courent autour de la table, tirent du sable dans le visage des autres vacanciers. Vous les sermonnez, sourire en coin, d’un simple « Ce n’est pas bien fiston ! ». Dans l’avion, vous vous assoupissez pendant que vos enfants parcourent l’allée ou font des grimaces aux passagers d’en arrière. Sans le savoir, vous réussissez à gâcher les vacances des autres. Sans vous, le concept des hôtels 18 ans et plus n’aurait pas sa raison d’être.

6.     Le dépendant virtuel

Vous racontez votre journée dans les moindres détails sur les réseaux sociaux. « Je vais au marché. J’ai mangé une pomme. Belle rencontre avec Monsieur ou Madame X ». À vous lire, on se demande où vous prenez le temps de vivre ces expériences, car vous semblez actif à temps plein sur le Net. Vous avez besoin de votre communauté virtuelle pour vous sentir vivant. Le pauvre voyageur qui vous accompagne devient bon deuxième derrière vos nombreux amis Facebook. Un selfie avec ça ?

7.     L’envahisseur

Vous voyagez seul et avez besoin de socialiser avec tout le monde. Les proies sont multiples : le couple d’amoureux, votre voisin dans l’avion, sur la plage, à la boutique hors-taxe. Vous vous appropriez notre espace personnel et ne notez pas notre indifférence. Vous parlez sans arrêt, posez des questions sans rien récolter en retour. Que des « Ah » ou des « Hum ». Sans succès, nous essayons de vous démontrer notre désintéressement. Pour contrer votre attaque, toutes les excuses sont bonnes. « J’ai besoin d’aller aux toilettes. » « Mon mari m’attend. » Si nous sommes pris au piège, les écouteurs s’avèrent notre meilleur ami.

8.     Le perdu

Vous oubliez tout. Votre portefeuille, vos lunettes de soleil, votre sac à dos. Nous devons faire demi-tour pour récupérer ce que vous avez oublié et nous prenons du retard sur l’horaire. À la fin du voyage, nous sommes devenu votre mère : « As-tu ton passeport ? Ton appareil photo ? Ton cerveau ? »

9.     Le planificateur extrême

Réveil à sept heures. Petit-déjeuner à huit. Excursion à neuf. Diner à midi. Pendant la journée, une proposition alléchante vous est proposée ce qui changerait l’itinéraire. Ça semble intéressant sauf que ce n’était pas prévu à l’horaire alors pas question d’accepter. Bye bye la découverte d’une plage déserte. Votre manque de flexibilité est d’une lourdeur. Et votre présence aussi…

10. Le Chialeux

Rien n’est assez beau, assez propre ou assez bon. Chez vous, c’est toujours mieux. Le service à la clientèle du restaurant ne fait pas le poids comparé à celui dans votre quartier. Le matelas est trop dur. L’hôtel trop bruyant. De retour à la maison, vous chialez encore…

 *article ayant déjà été publié par MSN.ca

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