Chroniques

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2 février 2017
Par Elizabeth Landry

Amman-Montréal. Le vol d'une vie.

Dans la foulée du récent évènement à Québec, l’un de mes collègue agent de bord a ressenti le désir de me partager son expérience qu’il a vécue à bord d’un avion nolisé pour les réfugiés syriens. L’immigration c’est la quête d’une vie meilleure et des fois l’équipage devient témoin de cette nouvelle aventure qui commence. L’avenir est prometteur. Il devrait l’être… L’Hôtesse de l’air et ses collaborateurs offrent ses sympathies à la communauté musulmane.

Amman (ADJ) – Montréal (YUL), janvier 2016.

Naïm. Sa femme et deux préados. Le vol d’une vie. De quatre vies.

Il est là, assis devant moi, nous nous observons timidement l’un l’autre. Cet étranger qui n’en est pas un. Poliment, il me décline quelques-unes de ses multiples préoccupations quant à l’odyssée qu’il entame.

« Quel quartier serait pour moi et ma famille un endroit où renaître? Où mes enfants recommenceront à rêver et où je pourrais oser croire qu’ils ont une chance de réaliser leurs rêves? »

Le genre d’interrogations à sens multiples qui vous scient les jambes. Je réalise que pour cette cohorte précise de voyageurs, la guerre n’est plus dehors dans la rue. Elle est désormais beaucoup plus subtile et internalisée. C’est la guerre de l’immigrant: préjugés, discrimination, adaptation et certainement ici désorientation.

De pharmacien à réfugié, voilà Naïm.

Précision: des réfugiés, ça arrive aussi au pays en veston-cravate, digne et fier. Avec le sentiment d’abandonner un projet en cours. Deux cent trente fois au moins. 230 passagers ou immigrants forcés. Pas réfugiés. C’est selon moi la définition.
Mais certainement réfugiés de cœur et de rêves brisés. Des puits de larmes asséchées. De la révolte parfois oubliée, mais partout télévisée. De la pathologie des masses. Du laboratoire en relations internationales échouées, aveugle à l’humanité.

Quelques mois seulement avant notre envolée, toujours en Syrie, Naïm, le pharmacien, ose ouvrir boutique. En plein Damas à feu et à sang. Une affiche à l’extérieur indique à qui mieux mieux de rentrer. De se servir gratuitement. Il sera là pour prodiguer quelques soins et conseiller les courageux qui auront bravé la rue.

Naïm liquide son inventaire. Le point de non-retour est derrière. Ça ne peut plus continuer. Il partira chez un cousin au Liban voisin dès la première opportunité.
De là, il cherchera à rejoindre Beyrouth où il postulera auprès de délégations étrangères et, si Dieu le veut, il partira. Lui et sa famille partiront vers une destination inconnue, car ni Naïm, ni sa femme, n’ont de famille à l’étranger, mis à part un oncle distant.

Le cousin libanais est débordé. Le quart de la population libanaise est réfugiée. Littéralement 25%. Et celle-ci n’est pas toute peuplée de vestons-cravates à la profession libérale.
La famille de Naïm passe un an dans une chambre d’hôtel de Zahlé, ville mixte chrétienne-sunnite où demeure le cousin. Un an avant d’obtenir le visa tant attendu.

Rejoindra-t-il cet oncle maternel à Laval? Ou ira-t-il à Ville Saint-Laurent?

Le regard rempli d’inquiétude, il me questionne: « Où crois-tu qu’il me sera plus facile de faire une équivalence pour pratiquer un jour mon métier? Au Canada, poursuit-il, c’est bien un État? Il y aura donc un fonctionnaire pour me guider? »

Je le rassure. « Oui, au Canada il y aura un fonctionnaire pour te guider dans tes recherches. »

Assis dans son siège d’avion, il poursuit.

GOD and taxes. Ce sont bien les deux certitudes qu’ont les Américains n’est-ce pas? Car en Syrie, il n’y a plus d’État à qui payer ses impôts. Que des huissiers armés jusqu’aux dents. Et ces derniers ne sont intéressés que par une seule devise: le sang ennemi. Là-bas au Canada, Inchallah, je pratiquerai ma profession et je serai contribuable. Je pourrai ainsi rembourser ce vol.

Et les cours de perfectionnement du français, or english?

Mon ami, un 4 1/2, c’est une ou 2 chambres à coucher? J’ai vu dans Internet, mais je ne m’en souviens plus.

Je prendrai ton conseil et irai à Montréal. Si tu me dis que c’est près du métro et de l’épicerie moyen-orientale… et aussi le bonheur de te savoir ici pas très loin.

Autant de questions, autant d’espoir, de désespoir, de sentiments entremêlés. En quelques moments partagés à bord, en quelques moments où nous sommes dans le même vaisseau; Naïm et sa famille seront les visages de leur pays, de tous ces pays abusés par des forces plus grandes, qui souvent, par vil intérêt, ne se mêlent pas de leurs oignons.

Malgré le combat et sa suite en exode, ces quelques cohortes de passagers-émigrants auront laissé une trace indélébile dans mon cœur. De par nos moments partagés ensemble, j’ai saisi un sens réel à ma présence à bord. Et je serai longtemps reconnaissant envers Naïm, sa famille et tous ceux dont j’oublie leurs noms, mais pas leurs souvenirs.

J’étais loin du bougon parti une semaine apprendre le mexicain ou du cousin venu faire sa cabane au Canada. Juste pour ça, merci! 😉

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26 janvier 2017
Par Elizabeth Landry

Cinq articles de voyage d'une hôtesse de l'air en escale

Vous vous demandez peut-être qu’est-ce qu’une hôtesse de l’air trimballe dans sa valise?  C’est simple: des articles pratiques, faciles à transporter, à la touche «fashion». Je vous présente donc 5 articles qui voyagent toujours avec moi lors d’une escale. Ils sont pour moi indispensables et rendent mon métier plus facile. Et vous, quels sont les articles qui ne vous quittent jamais?

1 . La montre aux 29 fuseaux horaires

Fini les questions auxquelles je ne peux plus répondre. « Combien de temps reste-t-il au vol?» « Quelle heure est-il à Punta Cana, Paris, Athènes? ». Cette montre conçue par Casio détient toutes les réponses. Elle possède 29 fuseaux horaires et un compte à rebours pour calculer le temps de vol restant. Elle peut aller sous l’eau (sous la douche) donc je ne l’enlève presque jamais.

2. Ma trousse de voyage MUJI

J’ai découvert les boutiques MUJI il y a quelques années en attendant un avion dans le terminal JetBlue à Newark. C’est la boutique des items de voyages de toutes sortes. Je suis tombée en amour avec cette trousse de voyage qui m’accompagne partout là où je vais.

3. Huile essentielle à la lavande

C’est bien connu, la lavande apaise avant le sommeil mais «éloigne» en théorie les punaises de lit! Autant mettre toutes les chances de notre côté alors en arrivant dans ma chambre d’hôtel, j’en asperge au coin du lit. Après ma douche j’en applique sur mes jambes… oui je suis devenue parano! J’en mets aussi quelques gouttes sur mes tempes avant d’aller dormir, l’odeur me fait du bien.

4. L’Huile Prodigieuse NUXE (50 ml)

Je l’ai découvert en allant à la pharmacie pas chère près de la Défense à Paris. Comme les produits sont souvent en rabais j’ai décidé de me gâter. Depuis, j’en apporte toujours un flacon dans ma valise. Après ma douche, j’en mets sur mon corps et après m’être coiffée pour mon vol, j’en applique sur la pointe de mes cheveux pour un éclat brillant de ma queue de cheval. Et ça sent divin!

5. Sac à dos Longchamp

Voici un article qui coûte un peu cher au Québec mais qu’à Paris je déniche pour la moitié du prix… Ce sac à dos pliable se glisse dans ma valise et lorsque j’arrive à destination je peux autant l’utiliser pour aller à la plage que pour sortir un soir. Il est fabriqué en nylon donc je peux le nettoyer facilement. Il est suffisamment petit pour ne pas être encombrant et suffisamment gros pour y glisser ma caméra professionnelle et même quelques emplettes. I’m in love ♥

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13 décembre 2016
Par David Benoit

Truc pour livrer un "cadeau" dans une toilette d'avion

Toutes les semaines, je rencontre des passagers qui font des excès. Pour certains, les vacances au soleil ne sont pas nécessairement signe de repos, mais plutôt de «ON SE PÈTE LA FACE! ». Ces gens reviennent au Québec épuisés voire détruits car ils ont bu des mélanges assez douteux ou même contracté la fameuse  «tourista».

L’an dernier, j’effectuais un vol du Mexique vers Montréal. Tout juste avant l’atterrissage, un homme à la mi-trentaine, musclé du genre Occupation Double, s’approche de moi:

– « Monsieur, je m’excuse de vous déranger, mais je viens d’utiliser la toilette et ça l’a collé au fond…», m’annonce-t-il gêné.

J’ai le goût de crier «SEIGNEUR!» mais je me retiens.

Juste avec son «Monsieur» et la formule de politesse qui s’en est suivie, j’ai compris de quoi il s’agissait.

Malgré ma jeune carrière, j’ai cessé de compter le nombre de fois où un passager est venu me voir avec ce même ton malaisé. Une fois, une dame bien habillée est entrée dans la toilette pour se libérer. Lorsqu’elle en est ressortie, elle s’est précipitée vers ma collègue pour l’aviser qu’un CADEAU se trouvait collé à la paroi interne de la cuvette. Malgré les nombreuses tentatives de tirer la chasse d’eau, le capricieux refusait catégoriquement de collaborer.

De la jeune fille en larmes à la femme en talons hauts, le ton reste le même: ANGOISSÉ et GÊNÉ.

J’aimerais beaucoup vous aider. Mais avant je dois vous expliquer le pourquoi du comment.

Les toilettes d’avion, un engin pas comme les autres

Ah ces toilettes d’avion ! Vous savez, ces cabines étroites et sales? Oui oui, je dis bien sales. Vous devriez y penser à deux fois avant d’y apporter votre tendre moitié… Sachez que ces toilettes ne flushent pas de façon régulière comme celles que vous utilisez à la maison.

Ce sont des toilettes sèches et elles fonctionnent par succion en aspirant tout le contenu pour le rediriger vers un réservoir inférieur dans l’avion. Lorsque vous appuyez sur le bouton faisant office de chasse d’eau, la trappe séparant la cuvette du réservoir s’ouvre. La différence de pression entre la cabine principale et le réservoir à déchets entraîne ainsi le contenu dans la cuve inférieure. Sans eau. Comme par magie. Avec en prime, un terrible bruit qui fait peur aux enfants.

En général, tout se passe bien… sauf quand les CADEAUX arrivent. Là, la situation peut s’avérer vraiment indésirable.

Glamour le métier d’agent de bord? Vous devinez qu’on ne peut pas rester insensible devant ce genre de situation. On doit intervenir et mettre de jolis gants de plastique afin de déloger l’ami en déversant de l’eau bouillante ou utiliser une autre tactique.

J’ai donc trois conseils à vous livrer:

1.« Retenez-vous donc! »

Si vous en êtes capable, s’il vous plaît, retenez-vous jusqu’à votre arrivée à destination. Les toilettes d’aéroport sont souvent beaucoup plus propres que les toilettes d’avion et vous ne risquez pas d’empester la cabine et d’incommoder vos concitoyens voyageurs.

Bon, vous êtes sur le point d’éclater? OK! Calmez-vous et rendez-vous à la toilette la plus proche en prenant soin de verrouiller la porte. J’insiste sur ce point, car vous êtes plusieurs à l’oublier mais il ne faudrait pas exposer votre musée des horreurs à la prochaine personne venue soulager son envie.

Maintenant, écoutez mon prochain conseil:

2. Truc de pro

Après avoir verrouillé la porte, mais avant d’entreprendre votre besogne, vous devez tapisser le fond de la cuvette avec du papier hygiénique. Soyez généreux. Étendez-en partout. Une fois cette étape dûment accomplie, allez-y. Procédez à l’accouchement!

Aussitôt le nouveau-né expulsé, tirez la chasse d’eau et notez le résultat. La cuvette est propre comme un sou neuf! En fait, ce joli papier peint que vous avez pris soin d’étaler a empêché votre progéniture de coller à la paroi réduisant ainsi les risques d’intoxication et d’odeurs nauséabondes.

Dernier conseil:

La prochaine fois que vous prendrez l’avion, si jamais vous devez absolument livrer un cadeau dans la toilette et que la chose se passe mal, lorsque vous aurez terminé, sortez et ne faites semblant de rien. Courrez ensuite le plus vite possible vers votre siège. Personne ne saura que l’orpheline au fond du «bol» est vôtre et vous resterez crédible aux yeux de l’équipage de bord.

En espérant vous croiser sur un prochain BOL ! EUH… VOL !


À propos de notre collaborateur

David a grandi dans les dépanneurs, une entreprise familiale. C’est lors d’un voyage en Italie à 18 ans qu’il décide de devenir agent de bord. La passion du voyage était née. Il a visité tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Ses plus belles découvertes sont le Népal, la Namibie, l’Autriche et la Corée du Sud. Il aime le ski alpin, les chats et Céline! Il l’a vu 9 fois en show à Las Vegas. «C’est la meilleure chanteuse au monde! », clame-t-il.

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12 décembre 2016
Par Elizabeth Landry

5 Idées cadeaux pour parfaits voyageurs

Ils voyagent avec moi lors de chaque escale. Ils ont été testés à maintes reprises et rendent ma vie de grande voyageuse plus facile et légère. Quels sont ces articles indispensables qui se retrouvent dans ma valise? Les voici.

1.Mini Parfum à bille chez Sephora

Une bouteille de parfum occupe à mon avis trop d’espace dans une trousse de voyage. J’ai découvert la version mini de mon parfum préféré chez Sephora. On y retrouve une gamme exhaustive de fragrances, je suis certaine que la vôtre s’y trouve.

Parfum à bille format voyage –  10 ml – le prix varie selon la fragrance, environ 35 $

 

 


 

2.Bouteilles de voyage HumanGear

J’en ai testé des bouteilles de voyage et je peux vous dire que ce sont les meilleures. Elles sont conçues en silicone et ne craquent pas lorsqu’on les presse pour faire sortir le liquide. Avec la pression de l’avion, elles ne coulent pas non plus. L’ouverture du contenant est grande et permet de bien remplir la bouteille de revitalisant car souvent, comme ce liquide est plus épais, il bouche le trou et empêche le remplissage.

Bouteilles de voyage HumanGear (moins de 100 ml) – Plusieurs formats disponibles. Mon préféré 60 ml – 8,49 $ la bouteille – Disponible également chez MEC.


3. Sac à Chaussure de Mochithings

Dans une valise, chaussures et vêtements se côtoient. Pour ne pas salir mon uniforme ou ma robe préférée, j’insère mes espadrilles dans un sac protecteur conçu pour les chaussures. La pochette est suffisamment grande pour deux ou trois paires de chaussures.

Sac à Chaussure Mochithings – 17,95$ – Offert dans plusieurs couleurs


 

4. Paire de sandales Havaianas Flash Urban

J’ai acheté ce modèle de flip-flop, il y a quelques années au Portugal. Depuis je ne reçois que des compliments. C’est le seul modèle qui ne me fait pas d’ampoules et qui me permet d’aller à la plage et de marcher des heures dans une ville. Comme il s’accroche bien au talon et que son style fait plus chic qu’une flip-flop conventionnelle, je peux le porter autant en bikini qu’avec une robe de soirée.

Sandales Havaianas, modèle Flash Urban, Offert en GOLD et NOIR – 28 $

 


 

5. Carnet de notes Moleskine format poche

Pour ne jamais oublier les endroits que j’ai visités et appréciés, le carnet de notes Moleskine est pour moi un indispensable. Il se glisse facilement dans mon sac à main car il est plus petit que le format livre standard (que j’aime bien aussi). Il a une pochette intérieure pour y glisser des cartes d’affaires et il se referme avec un élastique ainsi les pamphlets touristiques que vous y avez insérés ne s’échapperont pas.

Carnet de note Moleskine  – 16$ Format Poche – 24 $ Format Standard

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