Chroniques

27 mai 2010
Par Elizabeth Landry

Le Mystère du Jus de Tomate

Pour mon premier article sur mon blogue, j’ai décidé d’écrire non pas sur les restaurants que j’ai découvert en Europe ni sur mes nombreuses aventures à travers le monde mais plutôt sur le jus de tomate. Ça fait bien longtemps que je veux en parler car je dois l’avouer, je n’ai pas encore élucidé le «mystère du Jus de Tomate» dans l’avion. S’il y a quelqu’un qui peut me donner des explications à ce sujet, j’aimerais bien savoir. Voilà, je me lance. Vous allez sûrement vous reconnaître.

Je n’ai pas de problème à servir du Pepsi. Je n’ai pas de problème à servir de l’eau. J’aime vraiment servir de l’eau. C’est simple et il n’en manque jamais. Je n’ai, par contre, aucun plaisir à servir un jus de tomate. Pourquoi?

Selon moi, personne ne boit du jus de tomate à la maison. Ce n’est pas un désaltérant par définition. On prend du jus de tomate lorsqu’on a faim ou bien en table d’hôte au restaurant. Ne venez pas me faire croire qu’un bon jus de tomate est le breuvage idéal à boire en tout temps. NON! C’est évidemment pas le cas. Pourtant, lorsqu’on part en voyage (et je m’inclus là-dedans), on dirait que c’est soudainement celui qui devient le plus populaire. Il est comme la peste. Quand quelqu’un a le malheur d’en prendre un, il se propage en un clin d’oeil.

C’est simple, si Monsieur A  assis au hublot pense au fameux jus de tomate et à l’audace d’en demander un, alors soyez bien certain que Monsieur B et C en demandront aussi. Ensuite, s’en suivra Madame D et E. Par la suite, les Mademoiselles A, B et C de la rangée d’en arrière auront également entendu à travers les branches que l’on servait du jus de tomate à bord de cet avion et ils en boiront aussi. Si je suis chanceuse, j’aurai peut-être réussi à en donner qu’une dizaine sinon le mot ce sera déjà répandu à la vitesse de l’éclair et à la fin du vol, nous n’aurons plus de jus de tomate pour le retour. MERCI BEAUCOUP MONSIEUR A.

Je ne sais pas pourquoi c’est si populaire? Pourquoi ça me rend folle d’en donner? Tout simplement, parce que ça prend du temps à verser. À chaque fois que je l’ouvre, il y a un peu de jus de tomate qui part d’un côté ou de l’autre et qui va s’étendre sur mes doigts ou sur ma chemise blanche. Si je suis vraiment malchanceuse, ce jus de tomate rebelle ira sur la chemise d’un passager. Ça j’aime moins ça!

Ensuite, après avoir terminé notre service, on doit chercher toujours partout dans l’avion pour en remettre dans notre chariot. On va en avant et en arrière et on ouvre tous les compartiments et on demande à tout le monde «T’as-tu vu du jus de tomate?». On irait jusque dans le cargo à la limite pour en trouver. Ça me tape sur les nerfs, un point c’est tout! Mon truc maintenant, je donne la cannette! Par contre, le problème avec cette technique c’est que ça ne me fait pas sauver plus de temps parce qu’ils ne sont pas fous ces passagers. Ils se disent « Ah, elle donne la cannette ! ». Avoir une cannette, c’est sous-entendre qu’ils en auront bien plus à boire alors ils en veulent tous davantage. Bref, on s’en sort jamais. Avec tout ça, je pense que je vais retourner à mon ancienne méthode de le verser dans un verre.

De toute façon, pour votre information personnelle du jus de tomate ça fait péter! C’est très acide et en altitude ça donne des maux de ventre et ça fait avoir des gaz. Et oui, des petits gaz voire des gros gaz. Tout fait presque péter dans un avion mais spécialement le jus de tomate. Peut-être que vous y penserez à deux fois la prochaine fois pour ne pas incommoder votre voisin d’à côté. SVP! N’en prenez plus!

Pour tenter d’élucider le mystère, cliquez ici.

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