Chroniques

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15 janvier 2018
Par Elizabeth Landry

Les 10 règles d'or pour devenir agent de bord au Québec

Toute compagnie aérienne recherche l’employé idéal et cet employé pourrait être vous! Comment donc faire pour être embauché et enfin voler à 36 000 pieds d’altitude?

Voici 10 règles qui vous guideront lors de l’entrevue jusqu’à effectuer votre premier vol en tant que membre d’équipage.

1. À l’entrevue, on reste conservateur.

Imaginez-vous déjà en poste et ayez les cheveux attachés et bien mis, que vous soyez une femme ou un homme.

Une tenue de style « Business » est parfaite pour l’entrevue. Vouloir impressionner vos futurs employeurs avec votre garde-robe fashionista est une erreur. Restez classique autant dans votre maquillage, ongles, piercing ou boucles d’oreilles.

2. Oui, vous allez être testé sur votre maîtrise de l’anglais et autre langue parlée.  

L’anglais est la langue du voyage et celle qui est utilisée partout dans le monde pour vous faire comprendre, que vous soyez en Chine ou en Allemagne. C’est aussi l’une des deux langues officielles du Canada alors vous devez pouvoir la comprendre et la parler facilement. Lors de l’entrevue, vous serez testé à ce sujet et également dans la maitrise des autres langues que vous dites pouvoir parler.

3. Montrez votre flexibilité et capacité d’adaptation

Vous devez être conscient que ce métier demande de la flexibilité, de l’adaptation, un désir de partir loin, de ne pas trop se soucier de ne pas « exister » lors des premières années. Car effectivement, les débuts seront difficiles. Vous serez sur appel. Vous serez peut-être basé ailleurs qu’à Montréal. Durant les périodes creuses vous serez mis à pied un ou deux mois et devrez combler les fins de mois par un autre emploi. Ça ne sera pas facile au début…

MONTREZ que vous êtes prêt à cela et vous ouvrirez vos portes pour être sélectionné.

4. Êtes-vous prêt à déménager?

Cette question vous sera assurément posée en entrevue. Si la réponse est NON, je vous suggère de chercher un autre métier. Si la réponse est OUI, passez au point suivant.

5. Pourquoi voulez-vous travailler pour telle compagnie aérienne?

Vous appliquez comme agent de bord. D’accord, le métier fait rêver. Mais pourquoi désirez-vous voler pour telle ou telle compagnie?

Faites vos recherches sur l’élue de votre coeur car chacune détient ses spécificités. Peut-être qu’une en particulier vous ressemble davantage. Pourquoi préférez-vous le bleu plus que le rouge? Sachez-le!

6. Soyez vous-même.

Rien ne sert de jouer à l’acteur. Soyez vous-même car votre intervieweur le saura. Les réponses déjà toutes faites ça se sent. Et ne le prenez pas personnel si vous n’êtes pas sélectionné. Le métier d’agent de bord est vraiment prisé. 10 000 applications pour une centaine d’élus…

7. Oubliez le « je suis trop perfectionniste »

Allez! Vous pouvez être plus créatif que cela non? Soyez honnête. On a tous nos petits défauts alors trouvez-en un qui ne vous nuira pas trop et qui vous rend même cute.

8. Vous devez aimer travailler avec le public.

Ça semble évident mais je peux vous dire qu’avec les années, la patience s’écourte. Vous devez avoir de l’expérience dans le service à la clientèle et le mettre en valeur en entrevue. Montrez que vous aimez les gens. BEAUCOUP! Vous pouvez peut-être même exagérer haha!

9. L’entrevue réussie ne veut pas nécessairement dire un emploi garanti.

On vous invite à faire la formation. Vous y êtes presque. Je dis presque parce que tout n’est pas gagné. Il vous faudra réussir la formation axée sur la sécurité aérienne. Soyez discipliné et sérieux car c’est la raison première de votre métier: la sécurité des passagers.

10. Vous ne devenez pas agent de bord pour voyager!

Bien sûr que c’est l’une des raisons pour laquelle vous désirez pratiquer ce métier mais ne le dites pas cela en entrevue. On sait tous que les voyages gratuits sont très alléchants mais votre principale occupation ne sera pas toujours facile. Si vous n’avez pas une personnalité qui aime le changement, vous changerez rapidement d’avis. Je le répète: soyez honnête avec vous-même!

Pour finir…

Le métier d’agent de bord est fascinant et très peu orthodoxe. C’est sans doute le plus beau métier du monde! Disons que très peu de gens peuvent se vanter d’avoir un bureau dans les nuages!

N’hésitez pas à vous procurer mes livres pour en savoir davantage sur le métier! 

Faites escale: Comment devenir agent de bord au Québec et hôtesse de l’air en France

Faites escale: Le métier d’agent de bord un métier méconnu

N.B. Pour les questions spécifiques à une compagnie en particulier, je vous conseille de visiter leur site web. Je ne répondrai pas à vos interrogations concernant les questions posées pendant les entrevues.

 

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20 décembre 2017
Par Elizabeth Landry

Mon TOP 10 de produits et destinations préférés de l'année 2017

Cette année, j’ai décidé de vous présenter en vidéo mes coups de coeur de l’année  TOUTES CATÉGORIES confondues. Je vous suggère de visionner le vidéo pour savoir pourquoi ces produits et destinations se méritent une place dans mon TOP 10 2017.

Ci-bas, voici le descriptif de chaque item, produit ou destination.

N.B. Je n’ai reçu aucun cachet pour faire mention de ces produits. Toutes mes suggestions sont appréciées et sont le résultat de mes découvertes personnelles. J’espère que vous les apprécierez aussi! 

 

1. Pommade Lucas’ Papaw 14.95 $ sur Amazon.ca ici


2. Crème Velours Caudalie Ultra-Nourrissante 48 $


3. Rouge à Lèvres Lancôme ROSE # 378  —- 40$

Voir le produit sur le site de Lancôme


4. Bali – Indonésie

Voici des articles qui pourraient vous intéresser pour planifier votre voyage à Bali

Un guide Francophone à Bali

Bali pour Noël

Liste de mes coups de coeur à Bali


5. Lisbonne – Portugal

Voici la liste de mes bonnes adresses à Lisbonne


 

6. Flight Radar 24


7. Gamme cheveux Kérastase Aura Botanica

Shampooing – 45 $

Revitalisant – 60$

 

8. Petra – Jordanie

Pour faire le même itinéraire que moi à Petra par ici


9. Roatán – Honduras

Mon hôtel lors de mon séjour: Hôtel Henry Morgan avec Transat

Pour une plongée avec les requins au Roatan par ici


10. Montre Casio Vintage  voir site web Casio


 

Sur ce, je vous souhaite de beaux voyages l’an prochain et de repousser vos limites en choisissant de découvrir des endroits qui vous sont encore pour le moment inconnus.

Si vous prenez l’avion, n’hésitez pas à me saluer et je me ferai un plaisir de vous servir un jus de tomate… haha!

Joyeuses Fêtes et à l’année prochaine!

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17 octobre 2017
Par Elizabeth Landry

Bye bye la machine à LIKE!

Ça fait longtemps que j’y pense et j’ai besoin de vous en parler.

L’autre jour, j’ai lu un article d’une blogueuse qui disait qu’elle était devenue accroc aux réseaux sociaux. Que rares étaient les soupers entre amis sans téléphone portable.

Elle mentionnait aussi qu’à chaque post qu’elle mettait sur sa page Facebook, elle s’interrogeait : « Est-ce que je vais avoir assez de J’AIME ? » Et qu’à force de publier des photos, des articles, un peu de notre vie, on finissait par la perdre justement notre vie. L’instant présent.

Je me suis reconnue là-dedans. J’ai commencé à écrire car je voyais tellement de belles choses dans le monde que je voulais en faire profiter les autres. Je voulais vous inciter à parcourir le monde, vous aussi.

C’est en plongeant avec les requins aux Bahamas que j’avais ressenti le désir d’écrire, de partager mon expérience. Ça avait été si magique ! Je pense que ça l’avait été, justement parce que ce jour-là, j’avais profité du moment présent. J’avais regardé chaque requin qui nageait devant moi. Qui m’hypnotisait.

 

J’avais pris des photos sous l’eau certes. Il me fallait bien un petit souvenir. Pour MOI. Je n’étais pas là à chercher l’angle parfait pour que l’image soit WOW et récolte des LIKE. De toute façon, je n’avais pas de Facebook encore. Mon blogue n’existait pas. Instagram on n’en parlait même pas.

À mon retour de voyage, j’avais appelé un ami qui travaillait pour un magazine. Je lui avais proposé mon expérience par écrit. Heureusement, mes photos étaient belles et j’avais pu les utiliser pour l’article. Mes mots transportaient le lecteur. L’amenait avec moi à Nassau avec ces magnifiques requins.

 

Des années plus tard, j’ai l’impression de ne plus saisir ces moments si précieux. Si important lorsque l’on raconte une histoire. Je pense être une écrivaine dans l’âme. Mais pour cela, je dois m’inspirer, vivre, profiter des aventures qui s’offrent à moi, sans être préoccupée par la machine à LIKE.

J’ai l’impression qu’à force de chercher de bons sujets d’articles, de prendre des photos sur le vif pour les agrémenter, j’en suis venue à me comparer et à cesser de profiter du voyage en soi juste pour prendre LA photo qui va faire augmenter mes followers.

Je ne me souviens plus de la dernière fois où j’ai visité une ville la tête vide sans même prendre une photo. Sans me dire que ce paysage, ruelle, monument ferait une belle photo sur Instagram ou obtiendrait des partages sur Facebook.

Je ne crois pas être la seule dans cette situation. Mon fil d’actualité est rempli de selfie pris dans un merveilleux décor mais auquel la personne lui fait dos. Voyageons-nous pour prendre une photo ou pour vivre une expérience?

J’ai voyagé souvent seule et j’ai été confrontée à moi-même et j’ai appris un peu plus sur moi-même. Je veux encore voyager pour être éblouie par le monde, les gens et vivre des aventures toutes aussi surprenantes les unes que les autres.

Je veux avant tout voyager pour être présente dans chaque moment et m’allouer le droit de ne plus me sentir coupable parce que je n’ai pas retenu l’adresse de tel restaurant à Sydney ou photographié ce beau coucher du soleil pour vous en faire part.

Ce n’est pas vous chers lecteurs qui m’avez mis de la pression. Bien sûr que non ! C’est moi qui a fait cela seule, comme une grande ! Je suis bien bonne là-dedans, me mettre de la pression.

Cette fois-ci, je pars pour moi. L’Australie m’attend. J’ai toujours voulu visiter ce pays et pas question que je parte en me disant qu’il me faut la SHOT pour en mettre plein la vue.

Je veux pouvoir prendre une photo parce que ce paysage m’émeut. Je veux aussi ne pas prendre rien parce que j’ai juste le goût d’admirer ce que je vois. Je veux revenir et écrire sur ce que j’ai vécu parce que je l’ai vécu à fond.

Bye bye la machine à LIKE. On se revoit en janvier 2018 !

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21 août 2017
Par Marie-Pier Lambert

Fumer à bord d'un avion. N'essayez même pas!

Peu de gens le savent mais l’une des situations les plus dangereuses dans un avion est un incendie qui se déclenche à bord. C’est LA situation qu’il faut éviter à tout prix. D’où nos annonces répétitives qui vous informent de ne pas fumer.

Nous penserions qu’en 2017, cette notion serait bien acquise. Que plus personne n’oserait s’en allumer une… Et bien dans un avion, on en voit de toutes les couleurs!

Toronto (YYZ) – Munich (MUC)

Ça faisait déjà un moment que je me demandais quel texte j’allais bien écrire et vous partagez pour ma première fois, mon premier article. J’avais quelques idées en tête, mais rien qui ne laissait place à l’inspiration que j’aurais voulue.

Aujourd’hui, je suis au centre d’achat pour acheter des nouveaux souliers de travail et le téléphone sonne. C’est «crew sked». Je m’en vais à Munich pour la première fois.

Même pas le temps de terminer le pad thaï que je savourais au centre d’achat de Yorkdale, que mon amie s’empresse de le transférer dans une petite boîte carrée, et hop, on file!

Arrivée à la barrière, chacun des membres de l’équipage choisit le poste qu’il souhaite occuper pendant la durée du vol. Mon tour vient et il ne reste qu’un espace sur la grille à combler et c’est celui de la galley de la classe économique.

C’est ma première fois attitrée à cette position pour un vol international. Ouf! Je décide d’en glisser un mot à ma collègue un peu inquiète, mais je garde une attitude positive.

Il fallait bien briser la glace un jour avec ce poste et j’ai eu le plaisir de l’apprendre avec quelqu’un qui a à coeur l’enseignement du métier aux autres. Merci Carita!

C’est la fin du service et c’est comme si une tornade avait passé au fond de l’appareil, mais je reprends le dessus tranquillement pendant que mes collègues terminent le deuxième service de bar.

Faites escale à : 5 mythes de l’aviation expliqués par un pilote

J’en suis à prendre ma première bouchée de muffin aux carottes que j’entends sonner à répétition dans la cabine. Je lis sur l’écran du combiné les inscriptions « SMOKE LAVATORY »  et la lumière de la toilette clignote.

Il y a évidemment quelqu’un puisqu’elle est barrée alors je cogne en mentionnant que je vais l’ouvrir de l’extérieur si la personne ne l’ouvre pas.

J’entends soudain la chasse de la toilette et en ouvrant la porte, je sens une odeur de cigarette qui me lève le coeur.

Eh oui, Monsieur 45G fumait dans les toilettes, question de passer le temps!

Ma première fois à surprendre un passager qui fume dans un avion!

Quand je lui demande où se trouve la cigarette, il me répond tout bonnement qu’il l’a mise dans la toilette et qu’il a tiré la chasse d’eau après l’avoir éteint. Il l’a dit avec un tel détachement que je me questionne réellement à savoir s’il a conscience de tout ce que cela implique.

Je laisse mon directeur de vol prendre le relais des évènements et je me retire de la situation.

Pour entrer dans l’univers de l’aviation procurez-nous les romans L’Hôtesse de l’air!

Avec du recul, je me demande réellement comment l’information de ne pas fumer à bord n’a pas pu se rendre jusqu’à lui? A-t-il été distrait au moment où nous l’avions mentionné en trois langues différentes après le décollage ou il n’a pas vu les 5 écriteaux de «NE PAS FUMER» lors de son séjour aux toilettes?

En fait, j’en parle avec sarcasme, mais rien ne le pardonne vraiment. À en juger son âge, il est probablement né après l’adoption de la loi interdisant de fumer à bord et n’a pas connu les cendriers volant d’autrefois.

Finalement, Monsieur le Fumeur est venu s’excuser et semblait sincère. Je me suis donc permis de lui dire la raison pour laquelle j’étais choquée de la situation.

Peu de gens le savent mais l’une des situations les plus dangereuses à bord d’un avion est un incendie. C’est LA situation qu’il faut éviter à tout prix.

Pour maîtriser un feu qui n’a pas été maîtrisé avec le déchargement des halons, il n’y a pas beaucoup de solutions possibles.

Soit on coupe l’entrée d’oxygène dans la cabine pour aider à éteindre le feu et du même coup en priver les passagers qui risque de s’intoxiquer OU au contraire (et c’est la procédure qui est plutôt utilisée) si la fumée met en danger la vie des passagers, on ouvre des trappes extérieures qui feront s’échapper la fumée à l’extérieur mais feront entrer du même coup de l’oxygène et donc peut-être alimenter le feu davantage. (Quoique à 36 000 pieds, l’air contient beaucoup moins d’oxygène..)

Oui, je sais, moi aussi ça me fait «capoter» de penser à ça.

Il a pris la peine de me dire qu’il avait passé sa cigarette sous l’eau avant de la jeter dans la cuve, mais le seul scénario que je m’imagine est celui où quelqu’un fume, qu’une turbulence imprévue survienne et la cigarette atterrit sur du papier dans la toilette ou sur le sol.

Je lui ai clairement dit qu’avec ce comportement, il aurait pu mettre la vie des autres passagers et celle de l’équipage en danger.

Mon directeur de vol tenait à faire valoir le règlement fédéral concernant l’interdiction de fumer à bord et une escorte policière allait l’attendre une fois arrivé à Munich.

Faites escale à : Les 10 types de voyageurs les plus agaçants.

Beaucoup d’émotions et de première fois aujourd’hui. Somme toute, je suis fière d’avoir appris autant en un seul vol. Il me fera un grand plaisir de vous partager d’autres premières fois dans de futurs articles que vous pourrez lire lors de mes collaborations avec le blogue de L’Hôtesse de l’air.

Au moment d’écrire ces lignes, il ne me reste que deux heures avant d’arriver à destination. Je pense à cette nouvelle ville à découvrir et à ce que je pourrais bien y faire pendant mon escale. Semble-t-il que la bière est bonne en Allemagne et je crois que j’en mérite bien une!

À une prochaine première fois,

Marie-Pier

À propos de notre collaboratrice


Marie-Pier n’aurait pas pu trouver un meilleur emploi pour elle que celui d’agente de bord! Ce métier a pu lui permettre de lier sa passion pour les voyages et son amour pour les gens. Ce qu’elle recherche le plus lorsqu’elle voyage est le dépaysement, comme elle a pu le vivre en Tunisie, en Équateur et en Chine. Selon elle, le voyage est la meilleure façon d’apprendre et de sortir de sa zone de confort.

 


 

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