Chroniques

17 septembre 2018
Par Elizabeth Landry

Alors vous retournez à Montréal?

Cet été, pendant que je souhaite de bonnes vacances à mes passagers lors des arrivées en Europe, on me demande constamment la même question. Il me semble alors nécessaire d’apporter quelques précision à cette mystérieuse question.

Voilà donc une petite mise en situation qui répondra, je l’espère, à cette récurrente interrogation.

 

Vous venez d’embarquer comme passager à bord d’un vol en direction de Paris. Il est 20h ou peut-être 23h. Peu importe, il est tard et vous passerez la nuit dans un avion.

Vous vous installez à votre siège. Vous avez apporté une petite couverture pour dormir (en réalité, vous n’en avez pas, mais j’aime imaginer que c’est le cas!)  

Vous gonflez votre oreiller et mettez vos bouchons pour ne rien entendre. Vous essayez de dormir du mieux que vous pouvez. Vous allez peut-être vous assoupir une heure seulement ou bien vous ronflerez et dérangerez votre voisin.

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Chose certaine, lorsque vous arriverez à Paris, vous aurez beaucoup plus d’énergie que l’hôtesse de l’air qui, pour sa part, aura déambulé dans l’allée une trentaine de fois afin de s’assurer que vous dormez bien.

Vous vous serez sûrement réveillé durant ces quelques sept heures de vol et lui aurez demandé un verre d’eau pour vous désaltérer (ou pour prendre vos médicaments comme vous nous le mentionnez souvent… ) Vous vous serez ensuite rendormi.

Pendant ce temps, cette hôtesse de l’air aura savouré un café, puis un autre, et peut-être un autre. Elle combattra petit à petit la fatigue accumulée au fil de l’été par toutes ces nuits blanches passées à traverser l’Atlantique.

Deux heures avant l’atterrissage, vous aurez droit à un petit-déjeuner afin de vous réveillez un peu et de vous sentir sur l’heure de l’Europe. Les agents de bord s’affaireront à vous servir, vous débarrasser, vous faire des sourires.

Viendra ensuite la descente vers l’aéroport Charles de Gaulle. L’équipage préparera la cabine. Tous seront maintenant plus alertes et oublieront, l’instant d’un moment, l’idée de s’endormir dans un lit douillet.

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Il s’assiéront sur leurs strapontins pour l’atterrissage. Et là! BOOM! Le choc arrivera. Leurs paupières commenceront à devenir lourdes. La fatigue se fera sentir à nouveau. Pourtant, tous resteront bien éveillés, prêts à agir en cas d’urgence.

De votre côté, vous serez exténué, car vous n’aurez dormi que quelques heures à la verticale. Vous serez donc prêt à vous rendre à la maison ou à l’hôtel et vous allonger encore davantage pour vous reposer.

Ce scénario est plus que réaliste. Tout passager, après un vol de sept heures est souvent fatigué.

Posons-nous donc la question:

Si un passager est encore fatigué après un vol vers l’Europe, et ce, même après avoir dormi à bord, croyez-vous qu’une hôtesse de l’air qui a travaillé le vol puisse immédiatement retraverser l’Atlantique sans avoir l’occasion de se reposer?

Pour ceux qui auraient répondu OUI à cette question, il va falloir se parler LOL!

Pour les autres, merci de votre considération 🙂

Bon vol à tous! XOXO

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25 mai 2018
Par Elizabeth Landry

J'ai testé le foulard anti-vol de Waypoint Goods

J’ai découvert dernièrement un foulard vraiment super et j’ai le goût de vous le présenter.

C’est lors de ma visite au WITS à Québec, qu’une jeune femme de Denver, appelé Caitlin, y exposait ses foulards de voyage. J’ai sauté sur l’un d’eux car la couleur me convenait parfaitement … il était rose!

Blague à part, il détient une petite pochette discrète où on peut y insérer son passeport, son iPhone ou de l’argent. Une merveilleuse solution pour prévenir le vol de vos documents les plus précieux.

En escale et surtout dans les grandes villes où les pickpockets font rages, ce foulard est à mon avis un indispensable.

Je vous mets donc le lien vers son site web ainsi qu’un court vidéo pour vous le présenter davantage.

J’espère que vous l’aimerez!

https://waypointgoods.com/

Merci à Waypoint Goods pour m’avoir offert ce foulard. 

Vous désirez faire connaitre votre produit auprès de mes lecteurs?  N’hésitez pas à me contacter.  Nous pourrions collaborer!

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Image du site http://www.lhotessedelair.com
17 février 2018
Par Elizabeth Landry

Une fille qui voyage fait-elle peur aux hommes?

Bonjour tout le monde,
J’espère que vous allez bien et que vous comptez faire un petit voyage bientôt, que ça soit tout près de chez vous où au bout du monde:)

Ça fait toujours du bien de s’évader non?

Ça me rappelle cette fois où une amie m’a lancée lors d’une journée au spa:
«  Que fuis-tu pour partir aussi souvent? »
Sa question m’a choqué.
Pour elle, découvrir le monde voulait dire fuir quelque chose.

En gros, elle aurait préféré que je m’ennuie à la maison que de plonger sur la Grande-Barrière de corail, de surfer au Portugal ou de discuter pendant des heures avec un inconnu sur une plage à Bali.

Ces expériences me rendent riche. Tellement plus riche qu’une personne qui gagne des millions mais qui les accumulent dans son compte en banque.
La vie c’est fait pour, comme le mot l’indique : « vivre ».

Et si pour certains voyager souvent rime avec « fuir » alors qu’il en soit ainsi.

La St-Valentin vient de passer. Je suis célibataire et on m’a souvent dit que c’était à cause de mon métier justement.

Bien que j’aimerais comme plusieurs partager des beaux moments avec un homme que j’aime, c’est hors de question que je m’empêche de découvrir le monde pour « peut-être » rencontrer l’âme sœur.

Soyons franc, si cet homme n’a pas été piqué par le désir de voyager, que je le rencontre dans mon salon ou sur la route, quand l’aventure coule dans vos veines, même l’amour le plus fort risque de ne pas survivre…

Pourtant la question ne cesse de revenir.

Une fille qui voyage fait-elle peur aux hommes?

Sur ce, bonne semaine et je vous souhaite de conquérir vos rêves!

Bon vol!
Elizabeth xxx

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3 février 2018
Par Elizabeth Landry

Le gros bon sens

Ça s’est passé dans une librairie récemment ouverte à Saint-Georges de Beauce. Je venais de faire trente minutes de voiture pour me rendre à un dîner et comme j’étais en avance j’ai décidé de faire un arrêt au magasin du coin.

J’avais l’une de ses envies et m’étant retenue durant tout le trajet, j’ai aussitôt demandé au commis où étaient situées les toilettes dans l’établissement.

« Oh, mais elles ne sont réservées qu’aux employés », m’a-t-il informé.

Je ne suis pas un enfant et je peux me retenir, mais ce jour-là, j’avais la vessie bien remplie alors j’ai insisté, même supplié, l’orgueil bien effacé.

Compatissant, il m’a incité à le suivre à l’arrière.

Comme il était gêné d’enfreindre la règle d’or, il a annoncé ma venue à l’employée qui s’affairait à ouvrir des boîtes dans le back-store.

« La dame a envie d’aller aux toilettes … » lui a-t-il dit.

J’ai avancé ma tête dans l’embrasure de la porte pour montrer mon visage, petit sourire timide.

« Ah non ! Ce n’est vraiment pas possible! s’est-elle offusquée. Cette toilette est pour nous, pas pour les clients. Si on commence à laisser tout le monde entrer, ça ne finira plus !

 

Le jeune homme m’a donc regardé et m’a lancé un beau « Désolé ».

Je suis restée bouche bée et je n’ai pas renchéri. Je suis retournée rejoindre les deux autres clients qui bondaient le magasin en ce jeudi matin très très achalandé.

Je n’ai pas eu le choix de quitter l’établissement. Disons que j’avais un bon litre de liquide à expulser de mon corps et que sincèrement, mon désir de faire des achats venait de s’envoler.

Puis, j’ai réfléchi. Si j’avais été prise d’une soudaine tourista, aurais-je été obligée de perdre ma dignité pour arriver à me soulager ? Ou si mes pertes féminines m’avaient surprise en plein magasin, aurais-je été obligée de leur montrer ma petite culotte pour prouver que j’avais besoin d’une toilette ?

Cette histoire m’amène à établir un parallèle avec une autre histoire que j’ai vécue dans l’avion.

CUN – YUL (Cancun – Montréal)

 

 

Nous étions en plein service au retour du Mexique. Pour ceux qui voyagent souvent, vous devez savoir que sur les vols du Sud, nous vendons la nourriture, l’alcool, les grignotines, bref, tout.

J’étais assignée au chariot des sandwichs et je descendais l’allée en distribuant la nourriture aux bons preneurs. C’est alors qu’une jeune femme assise à la fenêtre m’a interpellé.

« Est-ce que vous prenez la carte de débit ? »

Je lui ai informé que malheureusement non, que nous n’acceptions que les cartes de crédit.

C’est alors qu’elle m’expliqua la situation.

« Nous n’avons qu’une carte de crédit prépayée et les guichets dans l’aéroport n’acceptaient pas notre carte et nous n’avons pas mangé depuis trois heures. Mon fils a vraiment faim…  »

Désespéré et affamé, le mari de la femme a renchéri aussitôt.

« Si vous avez quelque chose qui reste, n’importe quoi, on va se le partager… »

La vie est remplie de règles et de lois à suivre. Mon ordre à moi était de vendre mes « délicieux » sandwichs.

Parce qu’une règle existe, il faut la suivre non? FAUX ! Des fois, il faut aussi utiliser son GROS BON SENS et son cœur !

J’ai nourri toute la famille ! Trois bons gros sandwichs pour nourrir un enfant de quatre ans et ses parents qui avaient mis de côté pendant une seconde leur fierté pour demander mon aide.

En suivant la logique de Madame Librairie, aurai-je donc dû répondre:

« Désolée, il ne reste que trois heures de vol, il va falloir endurer. Pas d’argent, pas de sandwichs! » ?


Un merci spécial à l’employé du Renaud-Bray pour m’avoir inspiré cette anecdote 🙂


 

Vous avez une opinion à ce sujet? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ci-bas. Et surtout pour d’autres anecdotes croustillantes, procurez-vous mes livres disponibles aussi chez Renaud-Bray 🙂

 

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