Chroniques

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14 février 2019
Par Elizabeth Landry

L'Anecdote de Monsieur HighTech, pilote mais pas pilote...

La culture c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale. – Françoise Sangan

C’est souvent l’impression que j’ai dans un avion. Des Ti-Joe Connaissants, j’en rencontre… tout le temps. Un bruit se fait entendre sous le plancher après l’atterrissage. « Ah Ben, c’est la porte du cargo qui s’ouvre » explique un homme à sa femme.

Bien sûr, il connaît ça lui… Ce ne serait pas plutôt les pompes hydrauliques qui s’ajustent ? Je me garde bien de le corriger. Tsé il ne faudrait surtout pas qu’il perde la face devant sa dulcinée. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour sauver l’ego d’un homme !

Dernièrement, j’ai rencontré un gros modèle de Joe Connaissant. Un plus élaboré. Un Hightech. On le croit presque. Sa blonde doit se dire « Ah que j’ai un bon chum qui en connaît des choses! »

J’ai fait la connaissance de Monsieur HighTech lors d’un retour de vacances. J’étais habillée en uniforme avant l’embarquement comme la procédure l’exige lors des voyages stand-by. Comme j’attendais dans l’aire d’attente, il est venu me voir. C’est certain qu’habillée en uniforme, je suis souvent la proie aux questionnements. Une minute avant on m’avait abordée pour savoir s’il y avait un lounge dans ce mini aéroport républicain. Aucune idée ! Première fois ici…

Bref, Monsieur HighTech et Madame Mini HighTech m’abordent:

« Heille, on doit ben avoir une petite demi-heure avant l’embarquement ? Le temps qu’ils fassent le ménage… »

Comme les passagers du vol d’aller avaient presque terminé de sortir de l’avion, j’ai calculé rapidement dans ma tête. Une demi-heure maximum.

« Oui plus ou moins, leur dis-je. Mais n’allez pas trop loin … »

« Ah ben on veut juste aller prendre un autre verre avant d’embarquer » qu’ils me disent.

Juste pour votre information :

80% des accidents aériens arrivent 3 minutes après un décollage et 8 minutes avant l’atterrissage.

Mais pourquoi ne pas se saouler juste avant de partir, vous aurez tous vos moyens pour évacuer rapidement…

 

Bien sûr, je me garde encore de lui émettre mes pensées. Ma mimique faciale lui suggère de toute évidence qu’il reconsidère sa dernière demi-heure au sol.

« Ouin, on est en Première… on prendra du champagne une fois dans l’avion », rectifie-t-il.

Un point pour vous Monsieur HighTech !

 

L’embarquement commencé, j’ai l’autorisation d’aller me changer. Je retire mon uniforme et j’ai aussi la chance de bénéficier d’un siège en Première. Je me sens choyée. J’adore ma compagnie que je me dis.

À ma non grande surprise, Monsieur HighTech et Madame Mini HighTech sont assis derrière moi.

Ils remarquent que je suis là. Nous jasons gentiment.

« Je suis tombée en amour avec Cabarete ! » leur confiai-je.

L’homme sourit. Lui aussi aime cet endroit, mais lui, il connaît encore plus ce coin-là que tout le monde.

« Je l’avais dit à ma blonde qu’elle aimerait Sosua. J’ai un condo moi là-bas. J’y vais tout le temps moi. Avant on voyageait en économie, mais là on se gâte ! Au moins sur ce Boeing là, on est bien assis. »

« C’est un Airbus cet avion-là», précisai-je.

« Ah… »

J’entends une mouche voler. Changement de sujet.

 

Un peu plus tard, l’un de mes collègues passe dans l’allée. Je le salue. Comme il suit ses cours de pilotage, je prends de ses nouvelles.

« Ah c’est super ça ! Tu as presque fini et tu pourras commencer à travailler bientôt comme pilote ! »

Monsieur HighTech s’immisce dans la conversation.

« Ben oui, tu as passé ta license privée? »

« J’ai presque fini ma license commerciale », corrige mon collègue avant de retourner à ses occupations.

Dernière moi, j’entends mon Monsieur fournir à sa blonde des précisions:  « Ah oui c’est ça une licence commerciale c’est environ 150 heures de vol avant de pouvoir travailler et après

Elle semble impressionnée par ses connaissances.

Je mets mes écouteurs. Ma bulle commence à grossir.

 

Deux heures plus tard

Le vol se déroule bien jusqu’à maintenant. Puis, on frappe de la turbulence.

De la bonne turbulence…  Sans vouloir faire ma Joe Connaissante, croyez-moi, je sais faire la différence LOL!

Je me réveille et je retire mes écouteurs pour entendre l’annonce faite par le commandant.

Monsieur HighTech pendant ce temps s’agite. Il doit avoir peur, mais il refuse de le montrer. Il préfère plutôt donner des conseils au pilote.

« Ben voyons ! Monte de 1000 pieds ! Monte de 1000 pieds ! »

Il parle fort. De toute évidence, lui, il sait comment calmer cette turbulence. Monter de 1000 pieds, voilà la solution au problème. C’est certain que le pilote s’il peut nous sortir de la turbulence, il va préférer nous laisser direct dedans …

« Monte de 1000 pieds voyons donc ! » que j’entends encore.

J’ai préféré retourner avec Clean Bandit et son BABY en m’assurant de monter le son au maximum.

Après l’atterrissage

Une fois atterrit, Monsieur HighTech m’aborde à nouveau.

« Heille, ça bougé pas rien qu’à peu près ! »

Je confirme. On s’est fait brasser.

« Je l’avais dit à ma blonde qu’à peu près deux heures après le décollage, on allait rencontrer de la turbulence. C’est toujours de même sur ce vol-là. »

Je souris. Si Monsieur HighTech le dit, c’est que ça doit être vrai.

En résumé, sur TOUS les vols de POP, à exactement 2 heures 36 minutes après le décollage, on frappe toujours de la turbulence à une altitude de 35 000 pieds.

TOUJOURS! SANS EXCEPTION!

Curieusement, après toutes ces années à rencontrer cette grosse turbulence, on n’a jamais pensé prendre une route différente. Bizarre non ? Ça doit être qu’on aime ça se faire brasser. Ben oui, ça doit être ça !

 

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2 octobre 2018
Par Luc le pilote

Peut-on vraiment perdre la trace d'un avion?

Vous lui avez parlé via Skype hier. L’être cher revient demain sur les ailes de VéoAir. Vol VE223 qui doit arriver à 15h15 depuis Barcelone.

En techno que vous êtes, vous jetez un coup d’oeil à votre application préférée de traçage d’avion. Vous découvrez que l’appareil a quitté l’Espagne tardivement et que votre tendre moitié sera en retard.

Voilà qui vous laisse un peu de temps pour trouver des fleurs.

Vous vous présentez à l’aéroport 30 minutes après la nouvelle heure d’arrivée. En entrant, vous recevez un texto de l’être aimé: « Je suis aux bagages, j’arrive dans 5 minutes », annonce-t-elle. Et c’est exactement cinq minutes plus tard que vous accueillez l’attendue avec les éloges qu’elle mérite.

Mine de rien, c’est prodigieux !

 

Comment ça marche?

Internet est le média via les ondes cellulaires et les routeurs satellites qui nous permet de se parler en direct d’un bout à l’autre du monde et de recevoir des textos presque en temps réel.

Mais, est-ce que la position de l’avion vient aussi par Internet?

Oui et non.

D’abord, les instruments de bord de l’appareil ne sont en aucun cas connectés à Internet.

Aucun hacker ne pourrait décider de dévier un appareil de sa route ou de son altitude.

 

La position de l’avion vient des radars qui sont situés au sol. Des radars, il y en a partout autour du globe mais certains endroits isolés y échappent comme le Grand Nord Canadien, l’Antarctique, certains pays moins organisés où les équipements font défaut et, bien sûr, l’ensemble des grandes étendues d’eau.

C’est pour ça que je dis qu’on peut voir l’avion «presque» en temps réel, parce que certaines zones échappent aux radars. En fait, ces radars captent un petit émetteur sur l’avion qui s’appelle: le transpondeur

 

1.Le transpondeur, qu’est-ce que c’est?

Cet appareil muni d’un code à quatre chiffres permet aux contrôleurs d’identifier l’avion, d’y voir sa position, son altitude et sa direction.

Avant l’envolée, le pilote se voit attitrer un code qui permettra aux différents contrôleurs de « voir » l’appareil sur leur écran et c’est cette position qui est retransmise sur Internet pour aider les voyageurs à nous suivre en temps réel.

Grâce au transpondeur, il est aussi possible de communiquer certaines situations.

En urgence, on affiche 7700. En panne de communication 7600 et en cas de détournement c’est 7500.

Ainsi, un pilote peut aviser les contrôleurs sans alerter les pirates de l’air que l’avion est sous l’emprise de malfaiteurs.

 

2. Le système CP-DLC, un outil très utile

Récemment, d’autres systèmes se sont ajoutés au transpondeur. Avec les satellites qui nous survolent, l’appareil peut maintenant transmettre sa position aux contrôleurs où c’était impossible de le faire avant. Au-dessus de l’Atlantique par exemple.

Ce système appelé CP-DLC (Controler-Pilot Data Link Connection) permet d’envoyer des textos pour faire des demandes de changement d’altitude, d’accepter des autorisations ou même de déclarer des situations d’urgence etc…

 

 

3. Le Système ACARS, un outil pour les pilotes et la compagnie aérienne

Il existe aussi un troisième système de communication qui s’appelle l’ACARS. Ce système sert à l’équipage pour parler directement à la compagnie.

En temps réel, le pilote peut et, dans certains cas, doit recevoir et envoyer des informations à son employeur.

Il est très utile pour demander de l’information météo, des détails sur les vols de connexion et même de partager aux passagers le score du hockey!

L’ACARS fonctionne sur demande (comme des textos) et automatiquement. Il agit comme un appareil de surveillance des systèmes. Chaque minute, des données sont envoyées à la compagnie sur la vitesse de rotation des moteurs, l’état des freins, la quantité d’essence et autres, en plus de la position de l’avion.

Disons que nous sommes assez bien équipés en matière de communication!

Maintenant, je me demande toujours …

Comment a-t-on pu perdre la trace du vol MH370?

 

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17 septembre 2018
Par Elizabeth Landry

Alors vous retournez à Montréal?

Cet été, pendant que je souhaite de bonnes vacances à mes passagers lors des arrivées en Europe, on me demande constamment la même question. Il me semble alors nécessaire d’apporter quelques précision à cette mystérieuse question.

Voilà donc une petite mise en situation qui répondra, je l’espère, à cette récurrente interrogation.

 

Vous venez d’embarquer comme passager à bord d’un vol en direction de Paris. Il est 20h ou peut-être 23h. Peu importe, il est tard et vous passerez la nuit dans un avion.

Vous vous installez à votre siège. Vous avez apporté une petite couverture pour dormir (en réalité, vous n’en avez pas, mais j’aime imaginer que c’est le cas!)  

Vous gonflez votre oreiller et mettez vos bouchons pour ne rien entendre. Vous essayez de dormir du mieux que vous pouvez. Vous allez peut-être vous assoupir une heure seulement ou bien vous ronflerez et dérangerez votre voisin.

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Chose certaine, lorsque vous arriverez à Paris, vous aurez beaucoup plus d’énergie que l’hôtesse de l’air qui, pour sa part, aura déambulé dans l’allée une trentaine de fois afin de s’assurer que vous dormez bien.

Vous vous serez sûrement réveillé durant ces quelques sept heures de vol et lui aurez demandé un verre d’eau pour vous désaltérer (ou pour prendre vos médicaments comme vous nous le mentionnez souvent… ) Vous vous serez ensuite rendormi.

Pendant ce temps, cette hôtesse de l’air aura savouré un café, puis un autre, et peut-être un autre. Elle combattra petit à petit la fatigue accumulée au fil de l’été par toutes ces nuits blanches passées à traverser l’Atlantique.

Deux heures avant l’atterrissage, vous aurez droit à un petit-déjeuner afin de vous réveillez un peu et de vous sentir sur l’heure de l’Europe. Les agents de bord s’affaireront à vous servir, vous débarrasser, vous faire des sourires.

Viendra ensuite la descente vers l’aéroport Charles de Gaulle. L’équipage préparera la cabine. Tous seront maintenant plus alertes et oublieront, l’instant d’un moment, l’idée de s’endormir dans un lit douillet.

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Il s’assiéront sur leurs strapontins pour l’atterrissage. Et là! BOOM! Le choc arrivera. Leurs paupières commenceront à devenir lourdes. La fatigue se fera sentir à nouveau. Pourtant, tous resteront bien éveillés, prêts à agir en cas d’urgence.

De votre côté, vous serez exténué, car vous n’aurez dormi que quelques heures à la verticale. Vous serez donc prêt à vous rendre à la maison ou à l’hôtel et vous allonger encore davantage pour vous reposer.

Ce scénario est plus que réaliste. Tout passager, après un vol de sept heures est souvent fatigué.

Posons-nous donc la question:

Si un passager est encore fatigué après un vol vers l’Europe, et ce, même après avoir dormi à bord, croyez-vous qu’une hôtesse de l’air qui a travaillé le vol puisse immédiatement retraverser l’Atlantique sans avoir l’occasion de se reposer?

Pour ceux qui auraient répondu OUI à cette question, il va falloir se parler LOL!

Pour les autres, merci de votre considération 🙂

Bon vol à tous! XOXO

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25 mai 2018
Par Elizabeth Landry

J'ai testé le foulard anti-vol de Waypoint Goods

J’ai découvert dernièrement un foulard vraiment super et j’ai le goût de vous le présenter.

C’est lors de ma visite au WITS à Québec, qu’une jeune femme de Denver, appelé Caitlin, y exposait ses foulards de voyage. J’ai sauté sur l’un d’eux car la couleur me convenait parfaitement … il était rose!

Blague à part, il détient une petite pochette discrète où on peut y insérer son passeport, son iPhone ou de l’argent. Une merveilleuse solution pour prévenir le vol de vos documents les plus précieux.

En escale et surtout dans les grandes villes où les pickpockets font rages, ce foulard est à mon avis un indispensable.

Je vous mets donc le lien vers son site web ainsi qu’un court vidéo pour vous le présenter davantage.

J’espère que vous l’aimerez!

https://waypointgoods.com/

Merci à Waypoint Goods pour m’avoir offert ce foulard. 

Vous désirez faire connaitre votre produit auprès de mes lecteurs?  N’hésitez pas à me contacter.  Nous pourrions collaborer!

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